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12月27日 Metz, soirée entre famille et amis... pour mais sans Fabienne.S’il n’est d’autre usage d’une fête que celui de permettre à tous de passer un très bon moment d’affection, d’amitié, de pur plaisir, de convivialité nous lui en avons, nous les amis Fabienne de Metz et de sa proche région, trouvé un autre celui de partager et de revivre les souvenirs qui nous lient et nous relieront pour toujours à notre Fabienne.. S’il nous a été donné le bonheur de vivre avec les parents, la sœur, le beau-frère, et la nièce de Fabienne ces heures partagées, nous savons tous n’avoir pas oublié un seul instant que l’absence bien involontaire de Fabienne était, serait définitive… Dans ce restaurant préféré de Fabienne, Il n’aura été de la part de chacune et chacun que trouver ce soir là comme échos à sa peine ou tristesse que sourires, rires ,pitreries dans un exceptionnel et doux moment d’amour ou d’amitié.
Bienveillant objectif numérique qui n’aura réussi à capter l’expression de notre intime deuil que très rarement. Merci les photographes ! Nous sommes passés du rire aux larmes, de la gravité à la légèreté, d’anecdotes joyeuses au rappel de trop de ces instants dramatiques et douloureux que nous avons vécu durant ces mois au chevet de notre Fabienne... Aucun de nous n’aura trouvé trop long le temps ce samedi soir. Nous étions tous heureux et je le crois soulagés de pourtant nous découvrir aussi meurtris que peinés. Nous savions avoir le droit voire le devoir d’être malgré tout heureux de nous raconter chacun dans notre amitié avec Fabienne ...
Ce que nous aurons su partager pendant ces heures ce sont des dizaines de souvenirs, parfois amicaux, parfois familiaux mais toujours empreints d’une même volonté de se raconter chacun avec sa sensibilité aux autres dans sa relation avec Fabienne son amie. Affirmatif : nous nous sommes retrouvés quelques semaines après sa disparition aussi encombrés de notre amitié pour elle que vidés par son absence dans nos vies ! J’ai compris entouré de sa famille et de ses autres amis combien nous restions ceux qu’elle avait aimé rencontrer, ceux avec qui elle aimait discuter, ceux qui avions su lui faire aimer sa vie ici à Metz, ceux qui pouvaient lui avoir fait oublier des amitiés perdues et des rencontres obscures.
J’ai envie de le croire et je vais oser le dire : nous étions et nous restons la TRIBU de Fabienne. Nous devions bien être en effet cette tribu complexe et amicale, cette sorte d’association de bienfaiteurs, cette espèce de conspiration de l’humour décalé, voire aussi cette armée de bons et loyaux serviteurs dont elle n’aura jamais jamais jamais abusée et pour finir et ce fut là sans aucun doute le meilleur ses dames et ses hommes de joyeuse et affectueuse compagnie. Bien sûr que nous avons essuyé quelques larmes ce soir là, étreint les plus émus(es), discuté gravement de ces terribles moments partagés à l’Hôpital Sainte Blandine. Bien sûr que nous nous sommes entretenus de petits secrets qui n’en sont plus. Bien sûr que nous avons tous été très bouleversés de nous amuser comme si Fabienne était présente et pouvait hurler de son rire systématiquement contagieux à chacune de nos nombreuses bêtises verbales ou gestuelles… Nous étions ce soir là une autre grande et belle tablée débordante d’amitié et d’émotion. Nous la savions pourtant tellement différente de celle que nous avions convoquée au début du mois de mars pour fêter notre Fabienne nous rejoignant nous déjà si nombreux dans le clan des quinquagénaires… Merci à vous ses amis dans l’incapacité de vous joindre à nous de nous avoir exprimé autant de tristesse de ne pas être des nôtres. Vous êtes aussi de sa tribu et nous savons car nous le souhaitons que nous nous retrouverons bientôt. Oui, nous avons tous trop aimé la faire vivre dans nos cœurs pendant cette soirée que nous recommencerons : promis Fabienne !
Merci Madame la maman de Fabienne de vos trop nombreux mercis envers chacune et chacun de nous. Vous ne nous devez, ni vous, ni Monsieur papa lui-même si peu avare de ses mercis, ni toi Josiane-sœur, ni toi Sarah-nièce, ni toi Jean-Paul-beau-frère le moindre merci pour avoir souhaité et su être ses amis jusqu’au bout et le rester depuis... Merci à vous sa famille de nous permettre de vous rencontrer alors que votre chagrin l’emporte sur le notre… Lorsqu’une tribu apparaît elle a des observateurs ! il se reconnaîtra celui qui souhaitait nous rencontrer après avoir entendu parlé de nous celles et ceux qui avions trouvé assez de ressources en nous pour faire face au pire sans oublier de faire les pitres pour changer les idées de notre Fabienne… Nous lui avions été raconté comme ayant su à notre surprenante manière mettre en œuvre assez de nos diverses personnalités pour réussir à repousser le plus souvent nos angoisses sur l’avenir de notre amie.
Une tribu se doit d’avoir un refuge et bien le notre est ce restaurant le PIAZZA au centre de Metz où nous aurons tous partagé en compagnie de Fabienne quelques riches heures de bonheur, de calories, de sucreries de celles qui étaient alors dans ces moments festifs alliés fidèles de son besoin de narguer son diabète en lui promettant de le réguler plus tard à grand renfort d’insuline retard… Nous pouvons sans fausse pudeur nous surprendre, Bernard et moi d’avoir réussi ce qui faisait bien rire Fabienne durant ces longs moments de confinement dans sa chambre d’hôpital. Nous aurons fini par faire rire son beau-frère bien plus souvent que nous n’aurions imaginé y réussir lors de notre première rencontre. C’est Bonheur… c’est encore quelque chose que savait réussir Fabienne : mélanger deux serviettes messines avec un torchon alsacien et en rire à pleins poumons…
Le plus touchant dans cette réunion des toujours amis(es) de Fabienne c’est d’avoir pu la partager avec ses parents terriblement meurtris auxquels nous avons bien involontairement, ce n’était pas notre propos, imposé cette réalité je l’espère apaisante : à Metz leur fille avait d’évidence assez d’amis pour y avoir été très heureuse, libre et indépendante. Nous sommes nombreux parmi ces convives en devenir d’amitiés. En effet, comme si nous devions vouloir par celles-ci nous trouver un sens à la disparition de notre amie et nous sommes Bernard et moi preneurs parmi les preneurs !
Nous y étions… avec le cœur et l’esprit. Nous y avons partagé le souvenir de bien des moments que nous avions chacun vécu intensément avec notre amie. Nous y étions heureux d’être ensemble pour y pleurer (un peu) pour y rire (beaucoup) pour y faire en l’honneur de Fabienne la fête… Merci, merci à chacune et à chacun d’avoir tenu, d’avoir eu besoin que nous passions ce premier très beau moment d’amitié et d’affection dans nos superbes souvenirs d’une relation exceptionnelle que nous avons tous eu avec Fabienne… Nous allons basculer sans elle dans cette nouvelle année, nous saurons l’y faire vivre dans nos cœurs…
Un énorme et sincère remerciement à toi Didier et à tes collaborateurs du PIAZZA pour nous avoir accueilli et surtout partagé notre plaisir de nous retrouver nous ses amis. Merci de nous donner qu’une envie : celle de recommencer et nulle part ailleurs que chez toi. Fabienne se faisait toujours une joie de venir au PIAZZA et de papoter avec toi. Nous te l’y ramènerons mais dorénavant que dans le plus profond de nos cœurs, ce sera bien moins bruyant... 12月26日 Lorsque Metz à Noël joue avec neige et verglas...Rares, surtout quand je suis chez nous à Metz, sont des évènements susceptibles de réussir, moi le casanier, à me faire sortir un jour férié ! En Moselle et en Alsace le lendemain de Noël (il s’agit toujours du jour qui suit un 25 décembre) est un jour férié. Donc, lorsque notre ville se réveille neigée et verglacée, là je cours (très fausse image je tiens à l’avouer…) arpenter nos rues et nos parcs urbains pour tacher d’en saisir une autre beauté alors sublimée… C’est dans l’un de nos quartiers historiques, justement celui où nous vivons, que j’ai piétiné sur un presque océan de neige et de verglas…. Malgré que je me suis su dès-lors en danger de chutes, de doigts gelés et même d’hypothermie je me suis, solitaire, dirigé vers le centre ville… Puissez-vous ne pas trop remarquer à quel point tout au long de cette promenade cette neige et ce verglas auront vidé la ville de ses habitants. Ne me supposez pas avoir fait cette promenade aux aurores car j’ai quitté la douce chaleur de notre appartement qu’à 11h30… J’apporte au monde entier cette preuve : même dans nos villes de l’Est la vie parfois devient très confidentielle en hiver… Il faisait très froid, très gris, très tout de ce qui aurait du m’interdire de m’enfoncer non pas dans la neige mais dans la ville pour aller y chercher et en rapporter ces photos. Pourtant j’ai laissé derrière moi la place des Charrons « patinoirisée »… Lorsque j’ai découvert que le marché de Noël de la place de la République était fermé, je me suis demandé ce que pouvaient ressentir ces quelques touristes transis que je croisais de temps à autre. Personne pourtant ne pleurait et ce fut tant mieux car quoi de plus désagréable que des larmes qui auraient transformé le plus doux des visages en fond de bac d’un congélateur… J’ai enfin trouvé de la vie ! celle des cygnes et des canards jouant sur la banquise du bras mort de la Moselle, à l’ombre glacée du Temple Neuf. Et vous serez, j’en suis convaincu, bouleversé de voir sur cette photo prise sur la Place de chambre un unique témoignage de vie humaine… Je vous en apporte une preuve sur cette photo :’il y avait trace mais que parfois d’une présence humaine dans Metz ce lendemain de la Noël 2007. Cela m’a fait, croyez-le bien chaud au cœur mais sans rien changer à la froidure douloureuse de mes pieds et celle encore plus atroce des mes doigts. La crèche de la cathédrale, là encagée de froid, est bien entendu magnifique. J’ai eu, en prenant cette somptueuse maternité de Noël en photo une pensée pour l’âne et le bœuf. Ne sont-ce pas eux seuls qui depuis le minuit d’avant sont là pour réchauffer l’enfant Jésus ? C’est sur ces pavés de ce Noël messin que j’ai connu quelques frayeurs.. Je sais m’être senti ostensiblement glissé mais sans être jamais tombé (lourdement) au sol trop glacé. Les miracles de Noël perdurent donc pour qui sait courageusement les provoquer ! J’ai aimé cette silhouette glissante silencieusement le long du plan d’eau près du campus universitaire. J’ai aimé rencontrer ces canards et ces cygnes qui rivalisaient d’élégance avec les berges habillées elles aussi de ce magnifique blanc hiver. Metz, n’en déplaise à nos belles cités marines est aussi une superbe ville d’eau vive ou figée. Ce spectacle est devenu rare ce qui en fait un événement exceptionnel depuis des années… Ne cherchez surtout pas un baigneur parmi ces volatiles, ou une baigneuse : la messine et le messin en hiver ne se baigne jamais dans sa Moselle ! Dieu merci, nous n’avons encore pas à Metz de tradition en matière de foi gras de Cygne ! Heureusement pour eux qui là savent alors apprécier de recevoir la visite de ces rares admirateurs enclins à la plus grande admiration à leur encontre. Oui j’ai bien aperçu quelques croûtons de pain sec passer de toutes petites menottes raidies par le froid aux gosiers affamés de ces majestueux animaux… Ce n’était pas un gavage de cygnes, loin s’en est fallu ! J’avais de plus en plus froid… au point d’imaginer que de me coller à ces vitrines du centre ville pouvait me donner l’illusion d’un répit dans cette impression d’être habillé comme l’était la ville entière de froid… J’ai laissé derrière moi les quais de la Moselle banquisée, laissé les canards et les cygnes, laissé la neige et je me suis engagé dans les rues pour m’en revenir vers de par chez nous là ou je savais pouvoir retrouver : chaleur, bien-être… douceur ! Je devais, je voulais pourtant encore et encore aller de plus près découvrir comment Metz s’en sortait sous la neige… Elle s’en sortait bien, même si les messins étaient rares à être sortis, même si les vitrines n’attiraient pas encore la convoitise de personne, même si le vrai spectacle restait sur les bords de la Moselle, même si tout semblait trop figé par le froid persistant… J’ai fuis ces étendues urbaines vidées de leur habituelle foule de citadins, pour satisfaire le plus rapidement possible besoin impérieux de rentrer sans avoir avant perdu quelques uns de mes doigts douloureux à l’extrême. Je ne suis pourtant pas arrivé, même pressé, à ignorer que Metz restait belle même dans des conditions climatiques trop soudainement hivernales. J’ai retraversé le marché de Noël qui est installé place de la République. J’ai accordé un traitement numérique particulier à ce manège pour enfants sages qui est en forme de sapin de Noël… Je lui décerne ce titre de manège le plus surprenant et le plus féerique pour les bambins citadins ou de passage. Nos rues en habits de Noël étaient remplies d’une poésie déférentes de celle des bords du bras mort de la Moselle. Notre port de plaisance endormi lui aussi n’avait rien à envier ce matin là à des rues trop elles aussi encore engourdies de froid et désertées. Sur cette route du froid, de plus en plus pénétrant, entre la Moselle et notre immeuble, j’ai trouvé la force de me diriger vers le principale marché de Noël, celui de la place Saint-Louis. Je ne pouvais pas imaginer délaisser ces allées pour cause de pieds gelés et de doigts congelés… Je me persuadais que si les chalets avaient ouvert les odeurs de vin chaud et de gaufres, celles des pains d’épices sauraient me réconforter… Il devait bien se faire près des 14h00 lorsque j’ai retrouvé le marché de Noël. Finalement les commerçants avaient ouverts leur chalet. Moins finalement les visiteurs s’y pressaient encore. Je devinais qu’il faudrait quelques minutes de plus pour qu’y déambulent quelques centaines de chalands de plus. Je me devais de faire quelques photos quelques autres photos qui je le savais ressembleraient à celles déjà prises cette année, mais qui et pour moi seul seraient celles d’une promenade très froidement agrémentée d’une multitude de sensations disparates entre : j’aime cette ville contre neige et verglas autant que je suis de moins en moins enclin à bien supporter ses sautes de météo durant de trop longs mois, entre octobre et avril voire mai… Entendu, je ne vais pas cracher plus longtemps dans la neige ni dans la soupe, car je le sais bien je vais vivre encore quelques beaux même si trop sibériens hivers voir même été comme cette année entre ces murs séculiers d’une cité qui est devenue au fil des ans la mienne. Et oui, j’aime vivre ici, même si la mer n’est que la Moselle, même si la plage la plus proche est en Belgique à des centaines de kilomètres, même si les étés sont aussi parfois des automnes et les hivers eux aussi parfois des étés très froids, très humides et très grisailleux. Je ne connais pas tout ici dans Metz, mais ce que je connais je l’apprécie. Comme trop souvent nous vivons chacun exclusivement un périmètre urbain dessiné par nos obligations familiales, amicales, professionnelles, sociales. Mais vivant au centre ville, je peux en user en abuser et le délaisser selon mes humeurs et envies. Décembre est un mois très particulier depuis que Metz se veut être l’une des principales villes dans la ronde de celles de Noël. L’une des curiosité de notre culture messine c’est le goût du bien manger et du bien boire. Quelle chance que celle d’avoir ici des dizaines de meilleures pâtisseries, boucheries, des dizaines de meilleurs restaurants, traiteurs, des dizaines de meilleures boulangerie car vous aurez autant de vraies réponses que de personnes à qui vous aurez posé cette question… Je suis enfin rentré ! J’ai répondu à la question de Bernard qui s’inquiétait de la durée de mon absence et de mon état par : je suis frigorifié, j’ai froid partout, je ne sais pas ce que donneront les photos que je viens de ramener car il faisait très sombre, je suis un fou de sortir dans ces conditions, mais je suis heureux de l’avoir fait. Je vous laisse seuls juges du résultat au travers de ces photos. Puissent-elles vous avoir plu car il ne neige plus et même si cela arrivait je ne sortirais plus… 12月24日 Metz : promenade d'entre rues et places de Noël
L’amitié vraie c’est : même s’il fait depuis des jours des températures à ne pas mettre un bonhomme de neige pas du tout frileux dehors, de proposer à deux amis de passage de les accompagner durant des heures dans nos rues aussi glaciales qu’ensoleillées… Pierre (parisien passionné de belles pierres et de monuments) et Claude souhaitaient cette année découvrir l’ambiance de Metz pendant les fêtes de fin d’année et de ses cinq marchés de Noël : je lui ai montré notre ville sous un aspect différent durant ces heures messines de pérégrinations hivernales au cours de ce week-end précédant justement et par hasard Noël…
Que n’ai-je eu comme alliée une vilaine pluie glaciale et persistante et pénétrante encore au lieu de ce soleil se riant de mes presque engelures aux doigts et pieds ? C’est en illuminant d’une sublime lumière laiteuse ces rues de Metz et ce selon Pierre que le soleil aura contrarié mes projets d’une furtive visite du centre ville pour en faire un véritable et long safari groenlandais… en l’honneur de la présence de Pierre dans Metz à Noël.
Je la voulais tellement rapide cette visite que je n’ai pas imaginé devoir m’encombrer de mon appareil photo. Toutes les photos de ce billet sont donc celles prises par Pierre, lui équipé de son époustouflant matériel numérique. Il est à vous affirmer pourtant que j’ai contribué en permanence à lui suggérer ces cadrages, ces angles de vue, pour le plus souvent tacher de mettre en exergue la beauté de cette pierre jaune dite ici de Jaumont magnifiée par cette lumière exceptionnelle.
Bien entendu, et vous l’aurez déjà compris, c’est la cathédrale Saint-Étienne qui une fois de plus aura retenu l’attention de Pierre… et la mienne puisque je souhaitais hardiment qu’il réussisse un grand nombre de ses photos pour ne pas avoir à ressortir si par malheur celle-ci devaient trop le décevoir… ces clichés ne sont qu’une sélection (la mienne) de toutes celles par lui prises et reprises.
Ces quelques dizaines de minutes glacialisées que nous avons passé au chevet de la cathédrale resteront je me dois de l’avouer le souvenir d’une superbe matinée passée en compagnie d’un parisien conquis par la diversité de notre ville de province aussi méconnue par trop de monde que merveilleuse à contempler même au cœur d’un plein hiver.
Ce qui fera à jamais défaut à jamais dans ce billet c’est l’expression de l’excitation de Pierre en train de découvrir sous ces jeux de lumières voilée d’hiver lorrain une nouvelle richesse architecturale à ce grandiose vaisseau de dentelles de pierre. Notre cathédrale possède cette particularité d’avoir moins de murs pleins que de vitraux. Elle n’est en travaux de rénovation et de ravalement que depuis près d’une trentaine d’années…
Nous, les chanceux qui avons cette merveille comme dame de compagnie à notre vie à Metz aurons vu glisser ces immenses échafaudages le long de ses façades, accrochés au clocher, emmitouflant gargouilles et frontons de pierre… Moi qui suit le plus souvent le monsieur qui fait les photos tout le temps, je suis à même d’apprécier d’être photographier de temps à autre afin d’apparaître de temps à autre dans ces billets que je consacre à notre vie ici à Metz. Je faisais moi aussi quelques prises de vues à l’aide de mon portable, compagnon inséparable de mes jours et mes nuits messines…
J’imagine que ces quelques clichés pourraient induire dans vote esprit éclairé quelques images guerrières ? et bien ne vous en voulez pas plus longtemps car la référence aux armes et aux citoyens existent très souvent dans l’architecture messine. En effet notre ville fortifiée en son temps par Monsieur Vauban a un passé militaire très consistant et sans doute très pesant dans le souvenir de tant d’appelés venus contraints et forcés par leurs obligations citoyennes passer quelques très longs mois dans cette énorme garnison que fut Metz.
Ne suis-je pas moi-même un enfant du sud, celui d’entre Provence et Italie ? Fils de mon père amené quasiment manu-militari par lui officier de carrière muté avec armes femme et enfants eux traumatisés de quitter Nice et ce dans des années aujourd’hui surannées de la décennie 1970 ? Je sais devoir ma vie entière à Metz à l’armée française… à mes parents… aux conséquences de mes choix de même pas jeune adulte accompli lorsque j’ai décidé de rester en Lorraine au moment où ma famille elle repartait dans le sud.
Quel bonheur que cette lumière si magique pour Pierre ait baigné la ville entière. J’ai grâce à cela alors convaincu mon ami d’abandonner le site de la cathédrale pour que nous rentrions dans les rues que j’imaginais bien moins empreintes de cette froidure encore plus pénétrante dans les courants d’air de la place d’Armes qui jouxte la cathédrale.
Pour me réchauffer j’appelais Bernard et Claude eux restés au chaud, prenant des nouvelles de l’avancement de la choucroute que préparait Bernard à l’intention de nos passagers de la Noël 2007. Je savais que cette promenade vivifiante serait le plus efficace apéritif avant de déguster en rentrant ce plat traditionnel riche de chaleur et de saveurs qui nous attendait en cuisant doucement…
Lorsque nous nous sommes rapprochés du marché de Noël de la place Saint-Louis, je me suis mis à me presque maudire de ne pas avoir demandé à Bernard de nous faire un soufflet pour ce repas de fête avec nos parisiens. Ca,r lorsque je tachais de presser Pierre en lui disant que nous étions attendus pour manger il me répondit : pas de problème Marc, plus la choucroute cuira meilleure elle sera ! ».
L’une de nos discussions lors de ces heures passées au froid des rues ruelles et places de ma ville, concerna le bienfait du port du caleçon long en cas de températures extrêmement froide. Je me suis surpris à m’intimement me promettre d’envisager sérieusement le port clandestin d’un élément vestimentaire qui finira par être vital pour moi et les choses fragiles de mon corps en amont d’autres périodes de températures extrêmes…
M’est soudainement, à bout de résistance au froid, aux côtés d’un Pierre parisien passionné je le crois par ce froid laiteux, venu ce rêve citadin : je devenais maire de Metz, je faisais couvrir la ville d’un dôme, j’y garantissais une température constante de 22 ° entre octobre et avril et de 26° entre mai et septembre, je faisais transformer le plan d’eau en lagon calédonien, je transformais à l’année les rives de la Moselle en Paris/Plages version les experts à Miami… et là je suis certain que vous visualisez mon rêve ! Qu’en dites-vous ?
Cruelle apparition que ce bus dans la rue Serpenoise. Un bus c’est chauffé ! voire surchauffé ! et dire que je n’ai eu comme droit que de le frôler retenu de force dans les rues par ce reporter de l’extrême que fut Pierre durant des heures…
Quelle engeance pour moi de vivre dans une ville magnifique même lorsque les degrés sont plus odieux à ses citoyens que les politiques ne tenant jamais leurs promesses. Quel triste sort que le mien d’avoir des amis parisiens assez fous pour venir nous retrouver ici en dehors du printemps et de l’été. Quel dommage qu’il ne fasse pas toujours très très mauvais ici, surtout lorsque Pierre arrive avec son matériel photographique. Qu’il aura été ce matin là préjudiciable pour mon bien être de ne pas avoir choisi de rester aux fourneaux comme Bernard… il est vrai que nos amis ne souhaitaient pas manger des spaghettis/jambon mais une délicieuse et authentique choucroute !
Marcus-messinus-frigorus figé entre espoir de rejoindre son chez-lui rapidement et désespoir de convenir que oui ce matin là la ville méritait d’être mille fois photographiée par un parisien qui alors n’entendait pas se satisfaire d’un retour direct de par vers chez moi. Il devait ne pas avoir assez admiré les richesses de la cathédrale puisque nous sommes repartis vers le centre ville : j’avais convenu que le temps était somme toute idéal et que les gargouilles de la cathédrale étaient sublimées par cette lumière de décembre. C’est sur toute la hauteur de cet édifice religieux que nous contemplent depuis moins de 40 siècles un bestiaire des plus fantasmagoriques, des évêques, des moines ; des gentes dames, des lutins, des diables, des saintes et saints, des gargouilles en recherche d’équilibre… des rois et des reines et même mais pendant une courte période un empereur allemand contemporain de la première occupation de la Moselle et de l’Alsace.
Notre cité fut aussi une cité médiévale riche et prospère.Les arcades des places Saint-Simplice et Saint-Louis inscrivent par leur présence le plus évident et étonnant témoignage d’une activité commerciale ancestrale parfaitement organisée depuis toujours au bénéfice des riches familles commerçantes.
Juste avant la période de ces fêtes de fin d’année, l’hôtel de ville a été débarrassé de ses échafaudages, livré à la redécouverte de sa beauté retrouvé après des mois de travaux et soumis à l’admiration des citadins et des visiteurs. Là encore quelques affirmées références aux armes et à la puissance militaire de la ville durant des siècles sur son fronton…
Nous sommes rentrés enfin ! Nous avons dégusté une somptueuse choucroute en prenant tout notre temps et en écoutant Pierre raconter notre virée en ville et exprimer dithyrambique son émerveillement d’avoir vu et capté avec ses objectifs une Metz sous une lumière pour lui top extraordinaire. Nous les avons gavés de saveurs salées sucrées lorraines et nous les avons, raccompagnés à la gare sous un ciel en instance de brouillard glacial pour les déposer dans un TGV confortable qui les aura ramené dans leur quartier de la Place d’Italie à Paris en moins de deux heures… metzo-frigo métro dodo !
12月16日 Quand Metz s'en va en Noël...N'étant pas natif de Metz mais messin de cœur, je ne vais me donner, pour ce nouveau Noël 2007, que le "mal" de vous proposer une promenade dans ce qui pour nous messines et messins peut ou pas être une magie quotidienne (diurne autant que nocturne) durant plus d'un mois avec pour cette fin d'année un exceptionnel décembre aussi glacial qu'ensoleillé. Metz propose à ses trois millions de visiteurs (affirmation de la très puissante fédération des commerçants de Metz) et à ses 128 000 et quelques habitants de Metz-Ville de découvrir cette année le second plus grand et plus beau marché de Noël de France après celui de Strasbourg. Si Celui-ci a des centaines d'années d'existence celui de Metz ne fête que ses quinze ans. Il n'a été créé que pour la Noël 1992. Bien sûr ce que vous ratez en ne venant pas à Metz durant cette période exceptionnelle (pour les enfants) c'est de pouvoir et nous nous savons en abuser... profiter d'une ambiance aussi festive que surannée puisque Noël reste une fête intemporelle pour la plus grande majorité d'entre nous. C'est un fait : Metz en Noël est une ville flamboyante et cosmopolite qui n'appartient plus tout à fait aux messines et aux messins mais aux enfants (et surtout aux trois millions de visiteurs) ! Je vais vous laisser... vous laisser tranquillement vous promener dans notre ville en vous souhaitant à toutes et à tous de passer de très très bonnes fêtes de fin d'année même et je le déplore loin de nos marchés de Noël... Il est difficile pour moi de ne pas rajouter avant de vous laisser poursuivre votre promenade dans ces photos qui racontent nos Noëls messins que nous serions très honorés de recevoir votre visite une autre fois... Car, oui il y aura bien d'autres Noëls et Metz qui est une ville qui a déjà 3 000 ans d'histoire saura et très volontiers attendre votre visite. Voici un merveilleux village de Noël réservés à nos chères petites têtes blondes. Il leur permet de rencontrer le vrai Père-Noël don vous apercevez ci-dessous le magnifique chalet rouge et vert. Je ne peux que regretter de n’avoir jamais enfant eu la chance de croiser un Père Noël aussi magnifique autant qu’authentique et patient car ils sont des milliers à vouloir le voir ou le revoir… L’opportunité de vivre à proximité immédiate de ces marchés de Noël, me permet de m’y promener lorsque nous sommes entre messines et messins. Elle n’est heureusement à ces heures matinales ou de fin de soirée jamais là cette foule de visiteurs. Ce n’est qu’en ces heures qui nous appartiennent que je peux réussir à vous montrer l’organisation et la diversité des différents marchés de Noël dans Metz.
Un très très joyeux Noël 2007 à vous tous, d'ici ou d'ailleurs... Une très très bonne année 2008 à vous tous et à ceux que vous aimez dans Metz ou dans le monde entier... Si vous deviez ne pas assez avoir vu comment Metz aime fêter Noël, vous trouverez dans les albums de photos ici sur notre blog, dans un billet en date du 13 février 2007, d'autres aspects de notre Noël messin... Metz est cette magnifique ville à partir de laquelle Bernard et moi nous vous adressons nos meilleurs vœux et nous vous souhaitons que l'année 2008 soit simplement meilleure que 2007. Nous avons chacun une pensée très tendre pour notre Fabienne si définitivement absente de nos Noëls et d'autres pensées tout aussi tendres et amicales pour toutes celles et ceux que nous aimons d'amour ou d'amitié et que nous savons être en but à de bien mauvaises ou tristes choses de la vie...
Bonnes fêtes de fin d'année / Marc et Bernard / Metz 2007
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