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日志


7月24日

Devoir quitter Metz pour trouver de l'été ?

 

Nous aurions du ce jeudi matin emprunter nos autoroutes  vers le soleil. Routes vers le sud le beau sud le sud de ma famille le sud de mon passé.

Nous aurions du faire comme souvent ces quelques centainesde kilomètres en voiture l’un à côté de l’autre que soucieux de rester en sécurité  et pressés d’être arrivés et ce en même temps que quelques dizaines de milliers d'autres. Nous nous étions cet été organisés pour concilier famille amis copains le long de notre itinéraire de vacances. 

En effet, depuis de très longues années nous allons ainsi chaque été retrouver notre mer ses ports ses criques ces marinas nos arrières pays nos routes de Provence ses lumières  et ses nuits chaudes  et bruissantes. Et comme ma famille vit sur une carte de France à l’opposé de nous ici dans l’Est il se serait agi de retrouvailles annuelles.

                                 

Nous devions donc quitter Metz  pour quelques jours, capables d’avance d’imaginer que ce temps du sud passerait très vite et que très très vite nous serions de retour chez nous .
 
Bon nombre de nos amis de nos copains de nos relations sont eux en vacances  et cette désertion provisoire de notre Metz marque pour nous deux un épisode estival qui cette année aurait du enfin nous offrir un vrai moment d’été car nous espérons toujours ici qu'il nous arrive enfin dans notre région Lorraine .
 
Nous serions revenus très vite…, rassasiés de cette délicieuse cuisine que nous adorons redécouvrir chez mon frère en particulier qui est un exceptionnel pizzaiolo sans oublier tout ce qu'aurait été capble de nous réserver comme bonnes surprises culinaires Cathy.
A cette heure, il est 11h55 le jeudi 26 juillet, la journée est enfin ensoleillée et magnifique nous sommes encore à Metz, chez nous...   

7月7日

Nostalgie estivale d'en Metz

 
Juillet d'en Metz,
 
Lorraines journées de juillet matinées des fraîcheurs d’une mi-mai déprime,
 
Jeux de balcons et de jardins remisés car souvent mouillés de froides averses,
 
Metz plafonnée par des nuages obscures que son ciel peu aimable imprime,
 
Corps couverts n’empruntant pour aller plus vite que nos chemins de traverse.
 
 

 

 
Apprentissage imposé par nos saisons trop saturées d’ambiguïtés climatiques,
 
Inquiétudes échangées alors pour des projets construits avant un été-automne,
 
Metz garde ses fenêtres closes quand dame pluie joue une partition dramatique,
 
Réception d’étés d’ailleurs quand le facteur vos cartes postales expédiées donne.
 
 

 

 

 
Nostalgie d’avant maintenant lorsque juillet août juin septembre faisaient nos étés,
 
Pluies matinales comme celles de plus tard pour singulières de juillet compagnes,
 
Metz ville-jardin fleurie de parapluies chamarrés par défiance toujours emportés,
 
Fuite organisée pour quérir de l’été en bord de nos mers ou sur nos montagnes. 
 

 

 
7月1日

Entre Metz et Saint-Dié des Vosges...

 

Mardi de cette semaine, sans que je m’y attende, je n’avais en effet pas eu à me préoccuper de l’itinéraire entre Metz et Saint-Dié des Vosges puisqu’un collègue qui m’accompagnait le connaissait parfaitement, j’ai traversé le village d’Azerailles en Meurthe et Moselle.

Azerailles est le village lorrain d’origine de Pierre un ami aujourd’hui quasiment perdu de vue mais sans l’être quand même. Pierre reste pourtant l'ami avec qui j’ai partagé l’une des plus extraordinaires expériences de ma vie. Cela remonte à la soirée de mon trente deuxième anniversaire (mardi 13 novembre 1985) pendant laquelle, Pierre soucieux de ne pas me permettre de rester seul, m’a invité au restaurant pour disait-il  finaliser les préparatifs de la fête qu’il m’organisait le samedi suivant.

Très vite ce fut fait car Pierre avait déjà tout envisagé et préparé. Nous avions choisi de manger vietnamien dans un restaurant familial à proximité immédiate de chez moi. Nous étions assis face à face lorsque je lui ai demandé, inspiré par un je ne sais quoi d’intérêt : « Pierre, lequel de tes deux parents imagines-tu mieux savoir mieux survivre à l’autre ? »

Durant plus de deux heure et demi cette question nous aura permis de déterminer que pour Pierre c’était sa mère qui semblait être mieux armée pour survivre à son père alors que pour moi c’était mon père... Nous étions passionnés par nos arguments au point que cela fini par me mettre quelque peu dans l’embarras allant jusqu’à dire à Pierre : « maintenant que nous pensons toi que c’est ta mère, moi que c’est mon père et parce que c’est un sujet somme toute assez morbide, si nous arrêtions d’en parler car nos parents ont devant eux de toute évidence quelques dizaines d’années à vivre… »  Ma mère m’avait longuement appelé dans la matinée pour m’embrasser pour mon anniversaire et me donner de bonnes nouvelles de leur santé à mon père et à elle en particulier.

Pierre en a convenu immédiatement, me remerciant d’avoir provoqué cette réflexion qui a ses yeux avait eu le mérite de nous affirmer que nous avions le souci de nos parents. Autant que je me souviennes, mon repas d’anniversaire s’est poursuivi très amicalement meublé par des sujets bien plus légers. Nous nous sommes quittés, en nous disant qu’il ne pouvait y avoir eu que deux scorpions amis comme nous l’étions pour avoir réussi à meubler un repas d’anniversaire avec un sujet aussi particulier que lugubre, en avons ri encore et nous sommes donnés rendez-vous le samedi soir chez lui. 

Le lendemain, nous étions un mercredi vers treize heures, de retour au bureau après ma pause repas, j’ai appris brutalement (bien entendu) et par ma sœur en pleurs au téléphone : « Marc, maman est morte, elle est morte tout à l’heure, papa est à côté de moi et veut te parler, je te laisse avec lui. ».

J’ai bien entendu décidé immédiatement de prendre mes dispositions pour pouvoir très vite rejoindre ma famille à Toulon. J’ai passé le reste de la journée à prévenir mes supérieurs de mon départ, mes amis et amies et j’ai organisé mon absence de mon appartement pour au minimum une semaine. Pierre étant resté injoignable, je me suis promis de l’appeler de Toulon dans la matinée du jeudi en pensant à cette fête prévue chez lui le samedi pour mon anniversaire et qui allait devoir se passer de moi.

J’ai raté bien involontairement le train en gare de Metz, de très peu… j’ai vu le cul de ce train quitter le quai. Je suis rentré chez moi, contrarié, abasourdi et j’ai prévenu ma famille de mon retard puisque je n’arriverai qu’en milieu d’après-midi au lieu du tout début de matinée.

Toute cette soirée, incapable d’être calme, contrarié de n’être pas dans le train, seul trop seul chez moi… j’ai tenté de joindre Pierre au téléphone sans y avoir réussi lorsque je me suis couché vers minuit.

Le lendemain, levé très tôt, après une bien mauvaise nuit, pour prendre le train vers six heures, juste avant de quitter mon appartement j’ai eu envie malgré l’heure très matinale d’appeler Pierre qui pouvait être enfin rentré !

« Pierre ? Marc au téléphone, désolé de t’appeler si tôt mais j’y suis obligé et je le fais avant de partir à la gare pour prendre le train pour Toulon et si je ne l’avais pas raté hier soir c’est de là-bas que je t’aurais téléphoné. J’ai tenté de te joindre hier jusqu’à minuit mais sans succès. Pierre, tu te souviens que mardi nous nous sommes demandés lequel de nos deux parents survivrait le moins difficilement à l’autre ? et bien moi je vais le savoir car ma mère est morte hier vers midi et demi ! »

Pierre m’a alors dit « Marc, c’est pas possible que tu plaisantes avec cela ? et qu’en plus tu le fasses à cinq heures trente du matin ? c’est pas vrai dis-moi ! c’est une très mauvaise blague ? C’est pas possible tu m’as dit que mardi ta mère allait très bien ! ».

J’ai du, pressé par le temps, laisser un Pierre bouleversé au téléphone et cela m’a désorienté. Le soir, lorsqu’il m’a appelé à Toulon, il m’a avoué avoir énormément pensé à notre discussion et j’ai détecté chez lui un sentiment de culpabilité comme si celle-ci pouvait avoir influencé quoi que ce soit ! Pierre a annulé la fête. Le samedi en question nous avons enterré ma mère et depuis ce mois de novembre 1985 mon père vit sans ma mère une vie telle que je l’avais imaginé en être capable.

C’est le père de Pierre qui est parti le premier mais bien plus tard. Sa mère, comme lui aussi l’avait supposé, a réussi à survivre à cela… sans jamais décevoir Pierre par sa force et par sa détermination.