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9月11日 Un dimanche messin exceptionnelQuand notre quartier vide ses greniers et caves,
accueille les camelots et les brocanteurs...
Chaque deuxième dimanche de septembre notre très vieux quartier d'Outre-Seille devient, pour une journée, le plus grand marché aux puces de l'année. Riverains, à l'inverse de ceux très nombreux qui viennent de partout, nous y passons chaque année un moment, non pas à chiner mais surtout à nous amuser de cette animation si particulière dans nos rues et ruelles. En effet cette journée draine des dizaines de milliers de visiteurs et ce quel que soit le temps.
Ce dimanche 9 septembre il n'a fait ni beau ni mauvais, ni très chaud ni vraiment froid... Invités avec Bernard à midi au sud de Nancy pour y fêter deux anniversaires, je n'y ai fait qu'un tour trop rapide pour prendre le temps et avoir le plaisir de publier ces quelques photos. Elles sont prises entre 10h00 et 10h45 et ne donnent qu'une infime idée de ce qu'aura été l'affluence dans l'après-midi...
Retenez bien, s'il vous plaît, qu'il n'est durant ce "safari urbain consacré aux puces" que le milieu de la matinée... Moment privilégié durant lequel il est encore possible de circuler sans trop de difficulté et de déambuler sans devoir subir en permanence du "collé-serré-plaqué" qui ne permet même pas de pouvoir s'approcher de ces étales supposés regorger de trésors.
Je mets quiconque au défi de trouver, facilement et en temps souhaité, à s'asseoir au moment des heures de midi à l'une de ses nombreuses haltes gourmandises disséminées dans tout le quartier.
Belle ambiance dans la rue Mazelle, entièrement dédiée ce jour là aux chalands les plus exigeants ou les plus confiants dans leur bonne étoile de chercheurs de trésors. Ce "s" à trésors ne s'adresse qu'aux plus optimistes d'entre eux.
Ciel en instance de soleil et saucisses flirtant avec DVD. Bronzes authentifiés de l'année et des familles avec enfant en poussette qui savent que cette visite ne leur est accessible qu'en matinée. Cours, passages, ruelles transformées en galeries marchandes.
Comment regarder pour tacher de tout voir et ne pas risquer de rater l'affaire ? Ne s'occuper que de ce qui est posé au sol ou ce qui est proposé sur des tréteaux souvent branlants ou encore de ce qui est mis en vitrine ou aussi posé en hauteur ?
Ce qui semble être important c'est de savoir passer partout et de n'ignorer aucun recoin de cette immense marché du meilleur et je le crains du pire. Bien entendu ne nombreux camelots occupent les rues en sachant eux attirer le client avec leur bagou ou encore leur savoir présenter leur marchandises.
Aucune autre mise en scène pour ces millions d'objets que celle de l'urgence pour leur détenteurs de réussir à présenter, au plus grand nombre, ce qui est à vendre, ce qui doit être vendu...
Magnifique et placide dame tortue, la seule idée qu'elle ait pu être vendue sans sa belle table et des chaises si début du siècle passé m'est tout bonnement insupportable... Je dissipe mes craintes et je poursuis ce considérable inventaire et j'en conviens par la force des choses façon Monsieur Prévert.
Des ballons pour les enfants qu'ils laissent immanquablement s'envoler trop rapidement, des bretzels géants pour les plus grands et grandes, gourmandes nos lorraines, des vielles pompes rouillées pour les acquis au développement durable et du fer forgé pour les plus nostalgiques d'un temps révolu... mais tellement "fun" !
Des tables encore vides, si serrées que vous verrez au moment du repas ce que mange le monsieur taciturne qui sera à côté de la dame exubérante qui sera à côté d'une belle-mère enervée par cette promiscuité qui sera à côté d'un allemand qui ne parle pas français qui sera en face de trois enfants gavés de ketchup et de mayonnaise qui seront encadrés par papa et maman excédés par le bruit de leur progéniture et qui seront à côté d'un couple qui exige d'être servi immédiatement pour ne pas rater Michel Drucker à la télé...
Un sympathique vieux monsieur, que soutient un mur humide, vente la qualité de ses cuivres à une dame à laquelle sa soeur, cousine ou voisine en retrait a dit "demande toi tu sais mieux que moi faire...." et le petit lui profite de cette leçon de marchandage attentivement.
Il n'est question durant cette journée que de vider greniers, caves et cagibis. Cagibi est un mot d'origine lorraine. Alors, les lois du commerce, celles de ce dimanche au moins transforment les couloirs en boutiques, les pavés en présentoirs et les cartons en réserves à proximité immédiate des étals.
Ce qui différencie les vendeurs du dimanche des professionnels qui eux courent toutes les brocantes, les puces ou autres vide-greniers toute l'année plus et je les oublie ces dizaines de marchés de Noël, ce sont ces bâches et ces toiles colorées, amies de la pluie et ennemies du soleil. Le pire du pire c'est lorsqu'il pleut et qu'alors dans ces rues étroites vous êtes perdus au milieu de centaines de parapluie au m2, agressifs, jamais à votre hauteur, ruisselants d'eau dans votre cou et désespérément toujours mal tenu en main...
Et que je te rencontre ravi ou pas... Comme je te revoie pour la première fois depuis des heures ou des années je te demande comment vont les 283 personnes que nous avons en commun dans nos connaissances. Je te demande bien sur de vider tes sacs pour me montrer tes trouvailles. Je te découvre toi en train de vendre et souvent que de la vilaine camelote. Je te cherche et je te perds encore et je marche plus car bloqué par deux mamys endimanchées ou pas. J'essaye de courir dans cette foule. Je braille dans mon portable car il y a trop de bruit. J'évite de ne pas transformer les bébés dans leur poussette en cendrier. Je fais mon possible pour ne pas écraser en même temps que dix-huit autres personnes les papattes de ton york. Je suis scandalisé que tu laisses tes gosses capricieux et non satisfaits dans leurs caprices hurler leurs frustrations. Celui ou celle qui est confronté à cela c'est l'une des 453 678 personnes qui vient faire un tour dans ce capharnaüm urbain.
Cette place des Charrons, à proximité de notre domicile, est traditionnellement une oasis de tranquilité lorsqu'il s'agit de sortir de la foule compressée quelques minutes pour retrouver assez de force et d'oxygène avant de se lancer à yeux perdus dans la recherche chaotique d'un l'objet extraordinaire.
Des pains frais du jour dans leurs beau casiers d'osier que beaucoup de dames souhaiteraient pouvoir acquérir. Une tour Effel pour rappeler que Paris est devenu la banlieue de Metz depuis que le TGV EST mets cette ville à 1h25 d'elle. Un four à bois sans thermostat, sans bouton, sans porte vitrée, et un Tintin pas au Tibet mais là aux souks de Metz... Un magnifique tailleur couleur peau de vessie de porc et un lampadaire sage comme un tiraileur pas sénégalais et un poupon pour la filleule et un chapeau pour la mémère...
Dire que chacun de ces objets peut, n'en doutez surtout plus jamais, provoquer de la passion, de l'excitation, de la surprise et même je vous le jure de l'envie et encore de la convoitise !
J'aime imaginer que tous ceux que j'ai croisé pensaient : "si Noël mon budget de Noël me le permettait déjà au retour des vacances et après la rentrée des classes, qu'il me serait alors agréable de dénicher pour la tata Marie-Lorraine de Grosbliederstroff un meuble définitivement introuvable dans ce mondial catalogue suédois ! d'offrir à la gentille ex femme de mon ex beau-frère un sublime sac à main introuvable dans les meilleures boutiques branchées de la région ! de prévoir pour mon père et sa dernière compagne une magnifique batterie de casseroles ! de compléter la collection de chopes de bière du mari de ma fille à qui je ne sais jamais quoi offrir alors que je lui doit tant. C'est lui qui la supporte depuis des années avec le même épouvantable caractère que celui de sa mère!"
Qu'elle est joliment mise en valeur cette argenterie toilettée de frais. Elle trône sur une table de toilette, pourtant de marbre, devant tant de compliments entendus au passage des ceux-qui-regardent-tout-et-qui-n'achèterons-jamais-rien ! Et qui peut encore se laisser tenter par ce somptueux mobilier d'époque et d'évidence sorti des remises les plus secrètes du Mobilier National Français ?
Comme j'aime à l'affirmer, notre vrai plaisir lors de cette journée c'est que tout cela se passe sous nos fenêtres et qu'à l'inverse de ceux qui viennent de toute la région nous n'avons que deux cents mètres à faire pour nous émerveiller ou nous extasier et ce le temps que nous décidons.
Quel confort pour Bernard et moi, que de pouvoir profiter de cette importante manifestation annuelle et de savoir nous réfugier lorsque nous sommes à bout de force dans notre appartement. Cette année la municipalité, aura même réussi à vider complètement notre rue, à coup d'amendes et de transferts en fourrière de toutes les voitures. Nous avons eu l'extrême privilège d'habiter la rue la plus paisible, la plus déserte, la plus sage de tout le centre ville et ce pendant une journée entière !
9月8日 L'un de nos beaux villages mosellans : RodemackRodemack, un village mosellan exceptionnel. Il est classé parmi les plus beaux villages de France.
Après notre visite la veille de Gorze, je me devais d'avoir à proposer à Claude et Pierre nos amis de Paris de découvrir un autre coin de notre département. Je me suis donc risqué à les inviter à une découverte de Rodemack. Claude et Bernard sont restés à Metz, rebutés je le crois par notre départ trop tôt ce dimanche d'août, Claude affirmant "je sais que vous ramènerez de magnifiques photos"...
A cinquante kilomètres au nord de Metz, j'ai donc débarqué avec mon ami Pierre dans ces pierres et immédiatement il a semblé été ravi de mon choix. En plus nous avions comme allié un magnifique soleil. Je savais que ce vieux village allait immanquablement le fasciner et le conforter dans son affirmation que nous vivions Bernard et moi dans un superbe département bien trop méconnu. Pierre et Claude viennent nous voir plusieurs fois par an.
Sept cents mètres de longueur pour ces remparts au dessus de nos têtes. Ils racontent l'histoire mouvementée de ce village heureusement si paisible ce jour-là.
Pierre et moi nous sommes séparés, "perdus" dans ces ruelles pour avoir le plaisir de nous montrer à notre retour à Metz nos propres découvertes captées avec nos numériques. Nous nous sommes pourtant souvent retrouvés au détour de ces rues et souvent sommes restés ensemble car nous avions envie d'être en partage d'émotions.
Beaucoup de belles traditions perdurent dans notre département. Là par exemple une fenêtre garnie pour "bloquer" dans leur maison un couple de jeune mariés le lendemain de leur nuit de noce.
Pierre comme j'aime le faire va lui aussi à la recherche des détails et n'hésite jamais à plier les genoux lorsqu'il en détecte un qui le touche.
Une autre constante dans nos villages est l'utilisation de la couleur pour les boiseries en façade. Coloriste dans l'âme je dois dire que je suis toujours très sensible à cette recherche d'harmonie entre le passé et le présent. Nous étions quasiment seuls dans ces rues et ruelles et si vous deviez en désirer une preuve, je vous propose les photos suivantes.
A l'inverse de Gorze, Rodemack est un village très touristique et immédiatement cela se remarque par la qualité de l'état du bâti qui est valorisé dans le plus pur respect du passé. Rares sont les maisons en état de masure et même cela rajoute du charme quand comme nous on aime ces vieilles pierres.
J'avais donc, la veille pris mes dispositions pour que le village soit à notre entière disposition et qu'il ne grouille pas de milliers de visiteurs durant notre visite. En fait, je sais moi qu'il ne connaît d'affluence que dans l'après-midi. Nous avons alors réussi à capter la beauté de ce village en toute tranquillité... cela a parfaitement convenu à Pierre, enchanté par tout et partout...
Bien entendu (pour nous qui avons la chance de vivre ici), comme toujours dans notre région, les espaces verts sont merveilleusement entretenus comme sont fleuries très souvent les façades. Les mosellans aiment cette profusion de couleurs et il est inconcevable pour tous de ne pas avoir ce plaisir des yeux à offrir à leurs voisins ou aux visiteurs.
Rodemack est entouré de magnifiques forêts qui parfois viennent presque caresser ces remparts séculiers en haut desquels se dresse le château.
Il y avait un Seigneur de Rodemack, protecteur de ses ouailles et garant de la richesse de son domaine. Ce village durant des siècles a commercé avec le pays et au delà de nos frontières actuelles.
Je me rappelle combien Pierre était excité de découvrir ce site et en particulier que ses habitants puissent vivre dans le fin fond de l'Est dans un endroit exceptionnel chargé de tant d'histoire. Nous n'avons pas cessé de partager notre exaltation devant tant de beauté !
La promenade sur les remparts et au pied de ceux-ci a été un émerveillement. Pierre a découvert le jardin médiéval reconstruit dans le respect absolu des plans et de l'organisation d'antant. Autour de ces remparts, Rodemack s'est offert à nous dans un écrin de verdure parfaitement ordonnancé.
Il n'est de plus belle saison pour découvrir ce lieu que les nombreuses manifestations médiévales organisées tout au long des mois d'été.
A partir de ce fantastique jardin médiéval, abritant plantes, céréales et fleurs typiques du moyen-âge, nous nous sommes engagés dans un cheminement au pied des remparts extérieurs du village.
je n'avais par exemple encore jamais vu des chardons lorrains aussi admirables. Il est l'emblème de la Lorraine et actuellement protégé. Je vous laisse là nous accompagner dans cette sublime promenade dans un endroit devenu ce matin là pour nous intemporel..
Au delà des jardins et jardinets que nous avons longé se dressent les hauts remparts dans des trouées de verdure. Pierre était et je l'étais totalement séduit par ce bout de Lorraine.
Puis nous sommes rentrés à nouveau dans le haut du village par une ruelle et avons repris notre visite de Rodemack encore plus attentifs à tout ce que nous découvrions encore autour de nous, à hauteur d'yeux ou du sol ou des façades.
Sans aucun doute qu'il n'y a qu'à Rodemack que même les masures sont fleuries.
La porte principale des jeunes mariés sur la rue, m'a laissé supposer que le village si calme, si paisible pouvait avoir comme tradition de ne faire aucun bruit un lendemain de noce... Il est vrai qu'il ne semblait n'y en avoir aucun provenant de cette maison... mais chut !
Pierre a lui aussi fait des dizaines de photos, prenant toujours le temps de se poser entre ces maisons massives dont la majorité porte les traces d'un passé conjugué au présent puisque Rodemack est un village proche de la frontière luxembourgeoise et qu'il est devenu très attractif.
Lorsqu'à notre retour nous avons montré à Claude et à Bernard nos photos ils ont regretté de ne pas nous avoir accompagné et nous nous sommes promis d'y retourner tous les quatre bientôt. Si je peux les assurer de la présence de Rodemack au même endroit et dans ses habits de moyen-âge je n'ai pris aucun engagement d'avoir lors de cette prochaine visite un si beau et bienvenu soleil.
Après un très court passage au Luxembourg nous avons repris la route vers Metz afin d'y retrouver Claude et Bernard en vadrouille dans la ville.
Nous y avons déambulé et sommes rentrés quelques minutes avant le départ de nos parisiens vers leur capitale.
Si vous deviez avoir envie d'en savoir plus sur ce merveilleux village, vous trouverez à droite de nos billets, dans la rubrique "En savoir plus" un lien vers le village de Rodemack.
9月7日 A proximité immédiate de Metz... GorzeGorze, surprenant village lorrain près de Metz.
Lorsque Claude et Pierre nos deux amis parisiens nous rendent visite, en leur compagnie nous aimons redécouvrir nos propres paysages dans des promenades autour de Metz. pendant leur dernier séjour à la mi-août (celui de cet été), à leur envie de découvrir un peu plus le pays messin et leur besoin de campagne verte, boisée car pour eux "rafraîchissante", j'ai eu envie de leur faire découvrir, à une vingtaine de kilomètre au sud de notre ville, le village de Gorze.
C'est sous un tristounet soleil, le même que bien trop souvent depuis le mois de juin, que nous avons quitter Metz. Nous sommes arrivés à Gorze dont je vous invite à convenir que nous étions bien dans un village à la campagne à la vue de ces photos.
Ce village, offre une richesse architecturale exceptionnelle puisqu'il a été pendant des siècles à la croisées des voies de communication commerciales et religieuses les plus réputées en leur temps. Chaque rue raconte les anciennes belles heures de celui-ci.
Nos parisiens se sont amusés de trouver ce palais dans ce coin de campagne. C'est le palais abbatial qui est je ne peux qu'en convenir très méritant d'une rénovation pour lui redonner sa splendeur qu'il mérite toujours. Son jardin semble seul devoir profiter de toutes les attentions et nous y avons passé un très long moment.
J'aime de plus en plus garder une trace de toute cette verdure libre ou apprivoisée que nous trouvons partout et en particulier dans nos villes et villages mosellans. Les gens d'ici sont très attachés à fleurir leur "vie".
Je vous assure que non je n'ai photographié qu'une infime partie des fleurs et plantes de ce jardin !
Ni écrasés de soleil ou de chaleur nous nous sommes engagés dans un périple au travers des rues et des ruelles de ce magnifique endroit qui abritait une exceptionnelle abbaye réputée dans toute l'Europe de la chrétienté au moyen-âge.
Bernard et moi avons traversé Gorze des dizaines de fois. Ce vendredi d'août nous nous y sommes non seulement arrêtés mais nous a avons fait une superbe découverte d'un lieu surprenant. Nous n'avons cessé de partager l'enthousiasme de nos deux compères de Paris.
Sacré Pierre... merci pour cette photo qui me montre en compagnie de Claude car oui j'y étais moi aussi à Gorze !
Gorze est un village très particulier. A ce titre il fait dorénavant l'objet de bien des convoitises. Il est, chanceux, car il appartient au périmètre résidentiel de Metz. Ci-dessous à droite le détail d'une vieille porte comme on en trouve tant mais en ville à Metz, rarement à la campagne.
A longue promenade, courtes pauses... trop de choses encore à voir !
La densité de l'habitat et la hauteur du bâti sont bien l'expression d'une richesse passée. Ce constat peut rendre nostalgiques les plus attentifs à ces témoignages. La lecture de ses pierres décrit des vicissitudes de ce village au cours de sa riche histoire.
Mais oui bien sûr que ce village est vivant ! Nous y avons même discuté facilement avec plusieurs des personnes que nous y avons croisées. Le dialogue est facile quand ceux qui vivent à Gorze sont ravis de leur chance et fiers aussi du plaisir de ses visiteurs.
Lorsque beaucoup ne font que regarder... j'ai toujours besoin d'en voir plus. Ainsi presque toujours je peux m'extasier lorsque le temps fait de l'ouvrage des homme de sublimes oeuvres d'art abstrait.
Nous étions, depuis notre arrivée, en permanence sous le charme des lieux. Nous sommes aussi tous les quatre tombés en admiration lorsque nous avons découvert la beauté de ces façades emballées de fleurs à proximité d'un fantastique jardin privé au milieu d'autres très beaux jardins.
Quelques photos incapables pourtant de vous transmettre la si merveilleuse plénitude de ce moment magique. Rassérénés par cette beauté nous sommes repartis dans le village si calme en ce samedi après-midi d'un été lorrain trop froid, trop gris, trop pluvieux...
En écrivant ce billet, je pense à tous ceux, qui loin de notre région, de notre département de la Moselle qui pensent qu'hors des sentiers battus par des millions de touristes il ne peut y avoir de beauté ! je sais même que bien de mes compatriotes n'imaginent pas une seconde que nous puissions aimer vivre ici. Puissent ces photos expliquer notre attachement à notre terroir. Je ne suis ni messin, ni mosellan, ni lorrain ni même né en France et pourtant j'aime Metz et ses pays.
Il nous est a été définitivement acquis que nous étions dans un site exceptionnel lorsque nous sommes rentrés dans cette église pour en découvrir une architecture magnifiée par la pierre jaune de Jaumont. Cette pierre est réservée depuis longtemps à la réalisation de bâtiments de prestige ici et dans le monde entier.
Nous avons fini par quitter Gorze et nous sommes rentrés en passant par la campagne et les forêts pour satisfaire la soif de vert de nos amis. j'ai su lorsque que nous avons partagé dans la soirée nos sentiments sur cette journée qu'ils étaient enchantés du choix de Gorze. J'ai alors proposé de récidiver le lendemain en leur faisant découvrir un autre village historique de notre région.
Si vous deviez avoir envie d'en savoir plus sur ce spendide village à la campage, vous trouverez à droite de nos billets, dans la rubrique "En savoir plus" un lien vers le village de Gorze.
9月6日 Balade marseillaisement agréable, été 2007MARSEILLE... la belle !
Il nous aura été difficile de nous trouver assez de volonté pour aller, durant notre séjour, faire un tour à Marseille puisque cela allait, nous le savions, impliquer de devoir braver la circulation, une chaleur alourdie de pollution, un soleil impitoyable et le tout en compagnie de millions de milliers de marseillais... au moins !
Cette ville est, à l'inverse de ce que prétendent ses détracteurs, riche de bien de trop belles choses pour que nous nous y soyons ennuyés une demi-seconde. Il est vrai que nous étions, une fois en ville très bien disposés à suivre les yeux grand ouverts notre formidable guide et son "chien-ami-de-moi" et il est temps que je vous l'avoue encore plus celui de Bernard.
Ces vaches, somptueuses dans leur robe de couleurs, ont été exposées dans le monde entier et Marseille elle aura réussi à les mettre en scène dans tout son centre ville dans des situations parfois très insolites mais toujours amusantes.
Le but de notre descente à Marseille était Notre Dame de la Garde. Au pied de "Notre bonne mère" comme aiment à dire les marseillais, nous a été offert un point de vue exceptionnel sur la citée focèenne. Enfant j'avais vécu du côté de l'Estaque qui est un quartier à l'ouest de la ville. A l'inverse Bernard ne la connaissait pas encore malgré sa proximité avec Toulon qui est habituellement l'un de nos points de chute familiale lorsque nous quittons Metz.
Si vous deviez vous être inquiétés que nous ayons du escalader une montagne pour accéder à cette merveille, je vous rassure puisque les parkings sont au pied de cet extraordinaire monument. Il est entièrement dévolu à la Vierge Marie protectrice de la ville de Marseille et je l'imagine de ses marins-pêcheurs et de ses marins de comptoir autour d'une multitude de jaunes. Dès-lors, non exténués par un effort démentiel, nous nous sommes laissés aller à la découverte de ce panorama illuminé d'une lumière brumeuse et spirituelle.
Pourquoi ? nous auriez-vous dit, si nous devions en avoir parlé, être montés découvrir cette basilique alors que Marseille regorge de trésors architecturaux et urbains ? La réponse va être là sous vos yeux : après une très longue et appliquée rénovation de ses extraordinaires mosaïques, rendant à cet édifice tout son éclat et une sublime magnificence dorée, elle venait deux jours avant d'être rendu accessible à ses paroissiens et aux touristes.
Bien sûr que nous en avons eu plein les yeux, mais nous voulions aussi pouvoir aller dans les calanques et nous devions aussi rejoindre ce brave toutou que nous avons du laisser (que vingt minutes) dans la voiture à l'ombre (juré, promis, craché !) durant notre visite de ce monument exceptionnel.
Même ce vieux port de Marseille nous aura séduit nous qui n'avons à Metz au "Quai des Régates" qu'un minuscule port de plaisance qui ne réussira jamais à rivaliser ne serait-ce qu'à un seul ponton de celui-ci. Il faut bien, parfois et au grand jour, reconnaître que Metz n'est pas une cité maritime mais, et cela est déjà une chance exceptionnelle) qu'une cité très très très belle et fluviale... Bon là je parle de notre Moselle, celle que nous aimons même de loin !
En fait, notre ami tenait à faire découvrir à Bernard l'ambiance d'une autre Marseille, celle qui vit les pieds dans l'eau, celle qui encore dans ses quartiers les plus éloignés du centre ville fait vivre ses habitants dans des vilages de bord de mer. Nous sommes allés au bout de la ville, un vrai bout de cette immense ville car ce quartier est en cul-de-sac... Comme nous vous apprécierez sans doute la quiétude de ce hameau qui est encore un vrai et authentique et préservé repère de pêcheurs.
Tranquille ce minuscule petit port étroit, trop ! C'est ainsi que nous l'avons découvert sans grand étonnement de notre part car c'était encore à l'heure de la sieste. Notre guide, et nous l'avons cru, nous a affirmé que les fins de semaines il pouvaient y avoir ici des centaines de dizaines de marseillais qui adorent venir ici chercher repos, calme, et dépaysement...
Cette bande de jeunes ne saura jamais combien ils m'auront rendu nostalgique de ce temps passé où comme eux je pouvais d'avril à octobre passer mon temps, celui hors de chez mes parents et des études, dans l'eau, sur la plage ou dans les rochers et même comme eux sur les jetées. j'ai vécu mes seize premières années que dans des villes en bord de mer et je sais pour le ressentir en permanence que cela me manque terriblement lorsque je suis à Metz en Lorraine.
Nous avons quitté ce petit paradis et nous sommes rentrés au travers d'une ville magnifique (et oui!) de part chez nos invitants rejoindre notre montagne et ses autres beautés. Nous garderons de cette visite qu'un vrai besoin : celui lorsque nous serons à proximité de revenir et souvent !
A BIENTÔT MARSEILLE... 9月4日 A quatre, virée à Sète, été 2007Pour rejoindre Sète il nous fallait nous lever tôt ! ce que j'ai fait : seul. Les autres encore endormis, j'ai filé dans le parc et j'ai photographié la Sainte Baume vue du jardin lui aussi encore endormi.
Nous avons fini par prendre la route... enfin ! Je dois préciser que nous nous sommes engagés sur l'autoroute pour rattraper quelque peu notre retard. Nous n'étions, Bernard et moi jamais encore venu à Sète et je le reconnais là volontiers étions impatients de découvrir cette ville dans laquelle nos invitants avaient à faire et nous à tout découvrir. Sète est une cité au bord de l'eau, dans l'eau, avec de l'eau. Je vais vous le dire dès maintenant et définitivement : nous y avons passé une superbe journée.
Je ne vous ai pas menti en affirmant que nous avons passé cette journée entourés d'eau et dans une ambiance de vacances dont nous avions bien besoin cette année.
Courageusement, comme toujours, nous avons entrepris de nous laisser guider pour ne rien perdre des nombreux attraits de cette ville. Vous aurez déjà à coeur de constater que nous étions remarquablement équipés pour affronter le soleil et la chaleur.
Impossible durant cette promenade de ne pas se sentir attirés par les quais et par la beauté de ces canaux qui dessinent en pleine ville de magnifiques tableaux urbains et marins.
Il nous a été très facile d'apprécier cette découverte de Sète ne serait-ce que par la présence constante de ces alignement de bateaux souvent de plaisance mais aussi de bateaux qui eux racontent des histoires de mer, de malheurs, de labeurs et de peines. Nous sommes arrivés trop tard pour voir les équipages vendrent sur les quais le produit de leur nuit de pêche.
Parfois, comme le plus souvent dans nos villes en France, on tombe nez à nez avec une surprenante découverte comme pas exemple cette grille habillée de rouille alors que les volets sont eux en PVC, trop neufs, trop propres.
Bien entendu, nous avions avec nous notre discret et placide chien de garde, accablé lui de chaleur et de soleil. Ce fut une bien rude épreuve durant toute la journée que celle de le contrainte à bout de laisse à nous obéir pour aller là ou nous le souhaitions et pas là où lui voulait absolument aller. Bernard se souviendra de cette journée avec notre nouvel et très robuste ami le chien de la maison.
Nos sympathiques invitants, tellement moins touristes que Bernard et moi, nous laissèrent profiter de la zone piétonne sans aucune restriction puisque friands eux d'ombre et de fraîcheur. Mais pour satisfaire notre légitime et estivale curiosité nous avons bien fini par les contraindre sans aucun doute à passer plus de temps en plein soleil qu'ils ne devaient l'avoir voulu.
Bien entendu, nous avons mangé et avons pour ce faire choisi un sympathique restaurant à proximité du marché couvert. Ensuite, sans aucune hésitation nous sommes allés nous asseoir un bon moment à l'ombre des platanes, là où l'ombre fait bon s'attarder même si nous avons eu les narines contrariées par les odeurs d'une friterie à proximité de laquelle nous nous sommes installés en attendant que nos invitants vaquent aux affaires pour lesquelles ils devaient être à Sète ce jour de fin juillet.
Vers la fin de l'après-midi nous sommes repartis rejoindre la voiture afin de reprendre la route du retour. Là, nous sommes passés sous ce vieux pont que j'ai trouvé plein de poésie marine et qui malgré son manque d'entretien flagrant m'a particulièrement intrigué. C'est un vieux pont transbordeur.
Nous pouvons dire dorénavant que nous connaissons aussi Montpelier puisque nous l'avons longée durant quelques minutes pendant notre retour... Avant de retrouver cette magnifique région où nous séjournions avec la Sainte Victoire qui domine Aix-en-Provence. Ami chien lui se sera effondré lourdement sur nos pieds sans jamais s'être réveillé avant d'arriver chez lui. A choisir, j'ai préféré le retour car à l'aller, en trop pleine forme, il n'a cessé de baver de joie (sans doute) sur mon jean.
Enfin, après une quinzaine de kilomètres sur cette route pentue de "montagne" que Bernard et moi avons aimé devoir pratiquer, nous sommes rentrés dans notre résidence d'été pour une nouvelle soirée remplie de saveurs, d'odeurs et de douceurs provençales.
9月3日 Epouvantables vacances 2007En nous éloignant de Metz, nous sommes partis à la poursuite de l'été, ici bien trop confidentiel et trop discret cette année... Un grand merci à nos surprenants et fascinants invitants
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