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日志


11月30日

Amis, potes, copains messins et d'ailleurs

 
Novembre est à Metz un mois au cours duquel il faut oublier les beaux jours et se préparer à des jours bien trop gris, bien trop froids, bien trop courts pour que nous ayons envie de continuer à vivre dehors.
 
Ce ciel d'hiver ici devrait vous permettre de comprendre que nous aimions vivre durant quelques mois plus à l'intérieur de nos maisons et appartements qu'entre avril et octobre.
 
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Vivre ici en Lorraine les mois d’un automne et d’un hiver messin rend la famille et les amis partenaires idéaux de moments passés au coin des cheminées ou des radiateurs. Pour Bernard et moi c’est souvent une période durant laquelle nous découvrons que des copains peuvent être bien plus amicaux et présents que ceux que nous aimons appeler amis, que des amis peuvent n’être après tout que des potes et que les copines et copains font parfois et sans que rien ne nous en ai prévenu de merveilleux amis…
 
Nous avons appris et nous nous en satisfaisons que celles et ceux qui savent, au delà de nos mots et de nos attitudes, trouver en chacun de nous deux assez de richesses et de disponibilité sont importants à nos yeux. Alors nous savons et aimons avec eux partager, tout au long de ces mauvais mois de froid, bien des moments chaleureux et amicaux. Si nous aimons avoir des amis, des potes, des copines et copains, des relations nous savons que tout cela ne se construit jamais seul mais ensemble...
 
Bernard et moi avons appris à ne rien forcer ni en amitié, ni en copinage, ni dans nos relations. Nous avons appris à mettre en œuvre ce qui nous est nécessaire pour nous supposer être en amitié. Nous avons appris à aimer avoir des amis qui sont tout : des potes, des copains, des camarades, des relations, des compagnons, des condisciples car tous ces mots sont des synonymes d’amis… Nous avons aussi appris à permettre à chacune et à chacun de nous aimer ou de nous détester.
 
Par l' oreille nous essayons d'écouter,
Par le cœur de parler,
Par le reste de nous exprimer avec nos amis,
Pour nos amis, grâce, à cause d'eux et de leurs synonymes.
 
10月27日

Enfoiré de cancer ! Au revoir merveilleuse amie Fabienne..

 

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Malgré notre affection, malgré notre solidarité, malgré notre amitié pour notre Fabi, malgré notre présence à ses côtés au quotidien et ce depuis des mois en compagnie de sa famille et de bien d’autres amies et amis, malgré notre haine de ses souffrances, de ses peurs, malgré notre refus de la perdre si rapidement, malgré sa volonté de vivre, malgré que nous l’aimions tous : Fabienne est morte ce samedi 20 octobre 2007 vers 18h00 alors que Bernard et moi étions sur le point de prendre ce si court chemin entre l’hôpital Sainte Blandine et notre domicile. 2007, année de ses 50 ans que nous avons fêté au cours d’une merveilleuse journée ensoleillée et douce début mars. Malgré notre peine et notre désarroi à tous, malgré ce vide laissé par sa généreuse personnalité et son amitié indéfectible, malgré cet enfoiré de cancer, ignoble conclusion à sa vie de courage et de volonté car notre Fabienne avait perdu la vue par la faute d’un diabète compagnon indésirable mais apprivoisé dans sa vie. J’ai choisi de ne mettre sur ce triste billet que des photos prises le jour de sa fête pour ses 50 et ans.

 

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Voici le texte qu’à la demande de sa famille j’ai écrit et lu mercredi lors de sa messe d’enterrement...

 

 

Fabienne, c’est Marco ! et comme je l’ai fait si souvent je commence par te décrire ce qui se passe. Je suis avec ton Bernard mais en compagnie de tes parents, de ta famille, de tes amis, et de bien d’autres. Oui Fab, regarde, nous sommes chez toi à Farébersviller venus te dire au revoir. Surtout Fabi, n’hésite pas à faire résonner, là dans nos cœurs, ton rire si extraordinaire, si joyeusement bruyant, que nous aimons. Nous en avons plus besoin que jamais.

 

Un instant Fabienne. Je te demande la permission de m’adresser à ta maman, à ton papa, à Josiane et Jean-Paul et à Sarah que tu aimes tant pour leur dire combien pour nous tous tes amis qui avons la chance de te connaître tu es une merveilleuse personne. Pour leur dire aussi combien tu leur es attachée d’une façon indéfectible et avec quelle passion émue tu nous parles d’eux, de votre vie, de votre famille. Je veux leur dire que malgré toutes les misères que te fait la vie tu gardes le moral en trouvant si facilement l’important et l’essentiel chez chacune et chacun dans toutes les circonstances. Tu vois Fabienne je n’ai pas été long. Je sais que chacun de nous porte en lui pour toujours assez de toi pour ne pas que je commette l’affront de décrire à quiconque t’a rencontré ta gentillesse, ta pétillante personnalité, ton exceptionnel charisme et ton amour de la vie.

 

Aujourd’hui, en présence de tous, je veux te dire de la part de Cathy et Laurent, de Jean-Martin et Bernard de Josiane, Sarah, Jean-Paul et encore de Bernard et moi et aussi de tous les autres comme de Laurence, Chantal, Fabienne et même de tes parents combien nous détestons, dans cette belle église Sainte-Thérèse, l’absence de ces chahuts joyeux, de ces rires et de ces plaisanteries si souvent partagés avec toi. Nous sommes Fabienne, et tu sais que je ne te cache rien, tous bouleversés et tristes. Oui nous avons une peine énorme et oui nous sommes très en colère. Pas contre toi ma Fabienne mais contre cette maladie odieuse qui nous prive de ta présence aussi cruellement que définitivement. Fab, dans nos cœurs tu es et tu resteras.

 

Fabienne, c’est toujours moi Marco et là je vais devoir cesser de parler de toi au présent et je t’en demande pardon. Dieu va t’accueillir en sa maison puisque nous te confions à lui aujourd’hui. Puisses-tu auprès de lui voir à nouveau pour nous regarder apprendre à vivre sans toi en t’amusant de nous voir nous servir de tout ce que nous avons partagé avec toi et appris de toi pour continuer ensemble à mériter ton amour, ton affection, ton amitié.

 

Au revoir ma Fabienne, notre Fabienne ! Merci d’avoir dans nos vies été fragile et courageuse, délicate et forte, entreprenante et imaginative, présente et discrète, sage et passionnée, patiente et enthousiaste . Merci d’avoir été joyeuse et optimiste, attentive et réservée. Merci de cet enrichissement acquis auprès de toi autant dans tes rires et ta bonne humeur que dans tes souffrances. Merci de nous avoir, par ta douce sérénité lors de ces heures terribles de ta maladie, donné la force d’accepter ton départ. Merci tout simplement d’avoir été cette exceptionnelle Fabienne.

 

Merci, un vrai grand merci à vous Madame et Monsieur P......, à vous Josiane, Sarah et Jean-Paul, de nous avoir accepté nous ses amis de Metz à vos côtés près d’elle, avec elle durant cette épreuve. Merci encore à cette formidable équipe de soignants de l’hôpital Sainte Blandine de Metz que tu as Fabienne elle aussi abusée par ton courage, bluffée par ta volonté de te battre, émue par ta gentillesse, bouleversée par ta bonne humeur, émerveillée par ta lumineuse présence. Merci à chacun d’entre vous d’être là aux côtés de Fabienne et de sa famille. Au revoir fabi, nous t’aimons.

 

Metz / Farébersviller le 24 octobre 2007

 

                                                             

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9月11日

Un dimanche messin exceptionnel

 
Quand notre quartier vide ses greniers et caves,
accueille les camelots et les brocanteurs...
 
Chaque deuxième dimanche de septembre notre très vieux quartier d'Outre-Seille devient, pour une journée, le plus grand marché aux puces de l'année. Riverains, à l'inverse de ceux très nombreux qui viennent de partout, nous y passons chaque année un moment, non pas à chiner mais surtout à nous amuser de cette animation si particulière dans nos rues et ruelles. En effet cette journée draine des dizaines de milliers de visiteurs et ce quel que soit le temps.
 
Ce dimanche 9 septembre il n'a fait ni beau ni mauvais, ni très chaud ni vraiment froid... Invités avec Bernard à midi au sud de Nancy pour y fêter deux anniversaires, je n'y ai fait qu'un tour trop rapide pour prendre le temps et avoir le plaisir de publier ces quelques photos.  Elles sont prises entre 10h00 et 10h45 et ne donnent qu'une infime idée de ce qu'aura été l'affluence dans l'après-midi...
 
Retenez bien, s'il vous plaît,  qu'il n'est durant ce "safari urbain consacré aux puces" que le milieu de la matinée... Moment privilégié durant lequel il est encore possible de circuler sans trop de difficulté et de déambuler sans devoir subir en permanence du "collé-serré-plaqué" qui ne permet même pas de pouvoir s'approcher de ces étales supposés regorger de trésors. 
 
 
Je mets quiconque au défi de trouver, facilement et en temps souhaité, à s'asseoir au moment des heures de midi à l'une de ses nombreuses haltes gourmandises disséminées dans tout le quartier.
 
 
Belle ambiance dans la rue Mazelle, entièrement dédiée ce jour là aux chalands les plus exigeants ou les plus confiants dans leur bonne étoile de chercheurs de trésors. Ce "s" à trésors ne s'adresse qu'aux plus optimistes d'entre eux.    
 
 
Ciel en instance de soleil et saucisses flirtant avec DVD. Bronzes authentifiés de l'année et des familles avec enfant en poussette qui savent que cette visite ne leur est accessible qu'en matinée. Cours, passages, ruelles transformées en galeries marchandes.
 
    
 
    
 
    
 
Comment regarder pour tacher de tout voir et ne pas risquer de rater l'affaire ? Ne s'occuper que de ce qui est posé au sol ou ce qui est proposé sur des tréteaux souvent branlants ou encore de ce qui est mis en vitrine ou aussi posé en hauteur ?
 
    
 
Ce qui semble être important c'est de savoir passer partout et de n'ignorer aucun recoin de cette immense marché du meilleur et je le crains du pire. Bien entendu ne nombreux camelots occupent les rues en sachant eux attirer le client avec leur bagou ou encore leur savoir présenter leur marchandises.
 
 
 
 
Aucune autre mise en scène pour ces millions d'objets que celle de l'urgence pour leur détenteurs de réussir à présenter, au plus grand nombre, ce qui est à vendre, ce qui doit être vendu... 
 
    
 
    
 
Magnifique et placide dame tortue, la seule idée qu'elle ait pu être vendue sans sa belle table et des chaises si début du siècle passé m'est tout bonnement insupportable... Je dissipe mes craintes et je poursuis ce considérable inventaire et j'en conviens par la force des choses façon Monsieur Prévert.
 
 
 
 
Des ballons pour les enfants qu'ils laissent immanquablement s'envoler trop rapidement, des bretzels géants pour les plus grands et grandes, gourmandes nos lorraines, des vielles pompes rouillées pour les acquis au développement durable et du fer forgé pour les plus nostalgiques d'un temps révolu... mais tellement "fun" !
 
    
 
    
 
Des tables encore vides, si serrées que vous verrez au moment du repas ce que mange le monsieur taciturne qui sera à côté de la dame exubérante qui sera à côté d'une belle-mère enervée par cette promiscuité qui sera à côté d'un allemand qui ne parle pas français qui sera en face de trois enfants gavés de ketchup et de mayonnaise qui seront encadrés par papa et maman excédés par le bruit de leur progéniture et qui seront à côté d'un couple qui exige d'être servi immédiatement pour ne pas rater Michel Drucker à la télé...
 
 
Un sympathique vieux monsieur, que soutient un mur humide, vente la qualité de ses cuivres à une dame à laquelle  sa soeur, cousine ou voisine en retrait a dit "demande toi tu sais mieux que moi faire...."  et le petit lui profite de cette leçon de marchandage attentivement.
 
 
 
Il n'est question durant cette journée que de vider greniers, caves et cagibis. Cagibi est un mot d'origine lorraine. Alors, les lois du commerce, celles de ce dimanche au moins transforment  les  couloirs en boutiques, les pavés en présentoirs et les cartons en réserves à proximité immédiate des étals.
 
    
 
    
 
     
 
Ce qui différencie les vendeurs du dimanche des professionnels qui eux courent toutes les brocantes, les puces ou autres vide-greniers toute l'année plus et je les oublie ces dizaines de marchés de Noël, ce sont ces bâches et ces toiles colorées, amies de la pluie et ennemies du soleil. Le pire du pire c'est lorsqu'il pleut et qu'alors dans ces rues étroites vous êtes perdus au milieu de centaines de parapluie au m2, agressifs, jamais à votre hauteur, ruisselants d'eau dans votre cou et désespérément toujours mal tenu en main...
 
 
 
Et que je te rencontre ravi ou pas... Comme je te revoie pour la première fois depuis des heures ou des années je te demande comment vont les 283 personnes que nous avons en commun dans nos connaissances. Je te demande bien sur de vider tes sacs pour me montrer tes trouvailles. Je te découvre toi en train de vendre et souvent que de la vilaine camelote. Je te cherche et je te perds encore et je marche plus car bloqué par deux mamys endimanchées ou pas. J'essaye de courir dans cette foule. Je braille dans mon portable car il y a trop de bruit. J'évite de ne pas transformer les bébés dans leur poussette en cendrier. Je fais mon possible pour ne pas écraser en même temps que dix-huit autres personnes les papattes de ton york. Je suis scandalisé que tu laisses tes gosses capricieux et non satisfaits dans leurs caprices hurler leurs frustrations. Celui ou celle qui est confronté à cela c'est l'une des 453 678 personnes qui vient faire un tour dans ce capharnaüm urbain. 
 
    
 
    
 
Cette place des Charrons, à proximité de notre domicile, est traditionnellement une oasis de tranquilité lorsqu'il s'agit de sortir de la foule compressée quelques minutes pour retrouver assez de force et d'oxygène avant de se lancer à yeux perdus dans la recherche chaotique d'un l'objet extraordinaire.
 
 
 
 
 
Des pains frais du jour dans leurs beau casiers d'osier que beaucoup de dames souhaiteraient pouvoir acquérir. Une tour Effel pour rappeler que Paris est devenu la banlieue de Metz depuis que le TGV EST mets cette ville à 1h25 d'elle. Un four à bois sans thermostat, sans bouton, sans porte vitrée, et un Tintin pas au Tibet mais là aux souks de Metz...  Un magnifique tailleur couleur peau de vessie de porc et un lampadaire sage comme un tiraileur pas sénégalais et un poupon pour la filleule et un chapeau pour la mémère...
 
    
 
    
 
    
 
Dire que chacun de ces objets peut, n'en doutez surtout plus jamais, provoquer de la passion, de l'excitation, de la surprise et même je vous le jure de l'envie et encore de la convoitise !
    
 
 
 
 
J'aime imaginer que tous ceux que j'ai croisé pensaient : "si Noël mon budget de Noël me le permettait déjà au retour des vacances et après la rentrée des classes, qu'il me serait alors agréable de dénicher pour la tata Marie-Lorraine de Grosbliederstroff un meuble définitivement introuvable dans ce mondial catalogue suédois ! d'offrir à la gentille ex femme de mon ex beau-frère un sublime sac à main introuvable dans les meilleures boutiques branchées de la région ! de prévoir pour mon père et sa dernière compagne une magnifique batterie de casseroles ! de compléter la collection de chopes de bière du mari de  ma fille à qui je ne sais jamais quoi offrir alors que je lui doit tant. C'est lui qui la supporte depuis des années avec le même épouvantable caractère que celui de sa mère!"
 
    
 
    
 
Qu'elle est joliment mise en valeur cette argenterie toilettée de frais. Elle trône sur une table de toilette, pourtant de marbre, devant tant de compliments entendus au passage des ceux-qui-regardent-tout-et-qui-n'achèterons-jamais-rien ! Et qui peut encore se laisser tenter par ce somptueux mobilier d'époque et d'évidence sorti des remises les plus secrètes du Mobilier National Français ?
 
 
 
 
Comme j'aime à l'affirmer, notre vrai plaisir lors de cette journée c'est que tout cela se passe sous nos fenêtres et qu'à l'inverse de ceux qui viennent de toute la région nous n'avons que deux cents mètres à faire pour nous émerveiller ou nous extasier et ce le temps que nous décidons.
 
 
 
Quel confort pour Bernard et moi, que de pouvoir profiter de cette importante manifestation annuelle et de savoir nous réfugier lorsque nous sommes à bout de force dans notre appartement. Cette année la municipalité, aura même réussi à vider complètement notre rue, à coup d'amendes et de transferts en fourrière de toutes les voitures. Nous avons eu l'extrême privilège d'habiter la rue la plus paisible, la plus déserte, la plus sage de tout le centre ville et ce pendant une journée entière !
 
 
9月8日

L'un de nos beaux villages mosellans : Rodemack

 
Rodemack, un village mosellan exceptionnel. Il est classé parmi les plus beaux villages de France.
 
Après notre visite la veille de Gorze, je me devais d'avoir à proposer à Claude et Pierre nos amis de Paris de découvrir un autre coin de notre département. Je me suis donc risqué à les inviter à une découverte de Rodemack. Claude et Bernard sont restés à Metz, rebutés je le crois par notre départ trop tôt ce dimanche d'août, Claude affirmant "je sais que vous ramènerez de magnifiques photos"...
 
A cinquante kilomètres au nord de Metz, j'ai donc débarqué avec mon ami Pierre dans ces pierres et immédiatement il a semblé été ravi de mon choix. En plus nous avions comme allié un magnifique soleil. Je savais que ce vieux village allait immanquablement le fasciner et le conforter dans son affirmation que nous vivions Bernard et moi dans un superbe département bien trop méconnu. Pierre et Claude viennent nous voir plusieurs fois par an.
 
       
 
Sept cents mètres de longueur pour ces remparts au dessus de nos têtes. Ils racontent l'histoire mouvementée de ce village heureusement si paisible ce jour-là.
 
       
 
Pierre et moi nous sommes séparés, "perdus" dans ces ruelles pour avoir le plaisir de nous montrer à notre retour à Metz nos propres découvertes captées avec nos numériques. Nous nous sommes pourtant souvent retrouvés au détour de ces rues et souvent sommes restés ensemble car nous avions envie d'être en partage d'émotions.
 
       
 
       
 
Beaucoup de belles traditions perdurent dans notre département. Là par exemple une fenêtre garnie pour "bloquer" dans leur maison un couple de jeune mariés le lendemain de leur nuit de noce.
Pierre comme j'aime le faire va lui aussi à la recherche des détails et n'hésite jamais à plier les genoux lorsqu'il en détecte un qui le touche.
 
       
 
Une autre constante dans nos villages est l'utilisation de la couleur pour les boiseries en façade. Coloriste dans l'âme je dois dire que je suis toujours très sensible à cette recherche d'harmonie entre le passé et le présent. Nous étions quasiment seuls dans ces rues et ruelles et si vous deviez en désirer une preuve, je vous propose les photos suivantes.
 
 
 
A l'inverse de Gorze, Rodemack est un village très touristique et immédiatement cela se remarque par la qualité de l'état du bâti qui est valorisé dans le plus pur respect du passé. Rares sont les maisons en état de masure et même cela rajoute du charme quand comme nous on aime ces vieilles pierres.
 
       
 
       
 
J'avais donc, la veille pris mes dispositions pour que le village soit à notre entière disposition et qu'il ne grouille pas de milliers de visiteurs durant notre visite. En fait, je sais moi qu'il ne connaît d'affluence que dans l'après-midi. Nous avons alors réussi à capter la beauté de ce village en toute tranquillité... cela a parfaitement convenu à Pierre, enchanté par tout et partout...  
 
 
 
 Bien entendu (pour nous qui avons la chance de vivre ici), comme toujours dans notre région, les espaces verts sont merveilleusement entretenus comme sont fleuries très souvent les façades. Les mosellans aiment cette profusion de couleurs et il est inconcevable pour tous de ne pas avoir ce plaisir des yeux à offrir à leurs voisins ou aux visiteurs.
 
       
 
       
 
Rodemack est entouré de magnifiques forêts qui parfois viennent presque caresser ces remparts séculiers en haut desquels se dresse le château.
  
 
 
Il y avait un Seigneur de Rodemack, protecteur de ses ouailles et garant de la richesse de son domaine. Ce village durant des siècles a commercé avec le pays et au delà de nos frontières actuelles.
 
       
 
       
 
       
 
Je me rappelle combien Pierre était excité de découvrir ce site et en particulier que ses habitants puissent vivre dans le fin fond de l'Est dans un endroit exceptionnel chargé de tant d'histoire. Nous n'avons pas cessé de partager notre exaltation devant tant de beauté !
 
 
 
La promenade sur les remparts et au pied de ceux-ci a été un émerveillement. Pierre a découvert le jardin médiéval reconstruit dans le respect absolu des plans et de l'organisation d'antant. Autour de ces remparts, Rodemack s'est offert à nous dans un écrin de verdure parfaitement ordonnancé.
 
       
 
       
 
Il n'est de plus belle saison pour découvrir ce lieu que les nombreuses manifestations médiévales organisées tout au long des mois d'été.
 
 
A partir de ce fantastique jardin médiéval, abritant plantes, céréales et fleurs typiques du moyen-âge, nous nous sommes engagés dans un cheminement au pied des remparts extérieurs du village.
 
       
 
       
 
je n'avais par exemple encore jamais vu des chardons lorrains aussi admirables. Il est l'emblème de la Lorraine et actuellement protégé. Je vous laisse là nous accompagner dans cette sublime promenade dans un endroit devenu ce matin là pour nous intemporel..
 
       
 
       
 
       
 
Au delà des jardins et jardinets que nous avons longé se dressent les hauts remparts dans des trouées de verdure. Pierre était et je l'étais totalement séduit par ce bout de Lorraine.
 
 
Puis nous sommes rentrés à nouveau dans le haut du village par une ruelle et avons repris notre visite de Rodemack encore plus attentifs à tout ce que nous découvrions encore autour de nous, à hauteur d'yeux ou du sol ou des façades.
 
       
 
       
 
       
 
Sans aucun doute qu'il n'y a qu'à Rodemack que même les masures sont fleuries.
  
 
 
La porte principale des jeunes mariés sur la rue, m'a laissé supposer que le village si calme, si paisible pouvait avoir comme tradition de ne faire aucun bruit un lendemain de noce... Il est vrai qu'il ne semblait n'y en avoir aucun provenant de cette maison... mais chut ! 
 
       
 
       
 
Pierre a lui aussi fait des dizaines de photos, prenant toujours le temps de se poser entre ces maisons massives dont la majorité porte les traces d'un passé conjugué au présent puisque Rodemack est un village proche de la frontière luxembourgeoise et qu'il est devenu très attractif.
 
       
 
       
 
Lorsqu'à notre retour nous avons montré à Claude et à Bernard nos photos ils ont regretté de ne pas nous avoir accompagné et nous nous sommes promis d'y retourner tous les quatre bientôt. Si je peux les assurer de la présence de Rodemack au même endroit et dans ses habits de moyen-âge je n'ai pris aucun engagement d'avoir lors de cette prochaine visite un si beau et bienvenu soleil. 
 
       
 
       
 
       
 
Après un très court passage au Luxembourg nous avons repris la route vers Metz afin d'y retrouver Claude et Bernard en vadrouille dans la ville.
 
 
Nous y avons déambulé et sommes rentrés quelques minutes avant le départ de nos parisiens vers leur capitale.
 
   
 
 
Si vous deviez avoir envie d'en savoir plus sur ce merveilleux village, vous trouverez à droite de nos billets, dans la rubrique "En savoir plus" un lien vers le village de Rodemack.
 
9月7日

A proximité immédiate de Metz... Gorze

 
Gorze, surprenant village lorrain près de Metz.
 
Lorsque Claude et Pierre nos deux amis parisiens nous rendent visite, en leur compagnie nous aimons redécouvrir nos propres paysages dans des promenades autour de Metz. pendant leur dernier séjour à la mi-août (celui de cet été), à leur envie de découvrir un peu plus le pays messin et leur besoin de campagne verte, boisée car pour eux "rafraîchissante", j'ai eu envie de leur faire découvrir, à une vingtaine de kilomètre au sud de notre ville, le village de Gorze.
 
 
C'est sous un tristounet soleil, le même que bien trop souvent depuis le mois de juin, que nous avons quitter Metz. Nous sommes arrivés à Gorze dont je vous invite à convenir que nous étions bien dans un village à la campagne à la vue de ces photos.
 
 
 
Ce village, offre une richesse architecturale exceptionnelle puisqu'il a été pendant des siècles à la croisées des voies de communication commerciales et religieuses les plus réputées en leur temps. Chaque rue raconte les anciennes belles heures de celui-ci.
 
         
 
Nos parisiens se sont amusés de trouver ce palais dans ce coin de campagne. C'est le palais abbatial qui est je ne peux qu'en convenir très méritant d'une rénovation pour lui redonner sa splendeur qu'il mérite toujours.  Son jardin semble seul devoir profiter de toutes les attentions et nous y avons passé un très long moment.  
 
 
 
J'aime de plus en plus garder une trace de toute cette verdure libre ou apprivoisée que nous trouvons partout et en particulier dans nos villes et villages mosellans. Les gens d'ici sont très attachés à fleurir leur "vie".
 
         
 
         
 
         
 
Je vous assure que non je n'ai photographié qu'une infime partie des fleurs et plantes de ce jardin !
 
 
 
Ni écrasés de soleil ou de chaleur nous nous sommes engagés dans un périple au travers des rues et des ruelles de ce magnifique endroit qui abritait une exceptionnelle abbaye réputée dans toute l'Europe de la chrétienté au moyen-âge.  
 
 
 
Bernard et moi avons traversé Gorze des dizaines de fois. Ce vendredi d'août nous nous y sommes non seulement arrêtés mais nous a avons fait une superbe découverte d'un lieu surprenant. Nous n'avons cessé de partager l'enthousiasme de nos deux compères de Paris.
 
         
 
         
 
         
 
Sacré Pierre... merci pour cette photo qui me montre en compagnie de Claude car oui j'y étais moi aussi à Gorze !
 
 
Gorze est un village très particulier. A ce titre il fait dorénavant l'objet de bien des convoitises. Il est, chanceux, car il appartient au périmètre résidentiel de Metz. Ci-dessous à droite le détail d'une vieille porte comme on en trouve tant mais en ville à Metz, rarement à la campagne.
  

 
A longue promenade, courtes pauses... trop de choses encore à voir !
 
         
 
La densité de l'habitat et la hauteur du bâti sont bien l'expression d'une richesse passée. Ce constat peut rendre nostalgiques les plus attentifs à ces témoignages. La lecture de ses pierres décrit des vicissitudes de ce village au cours de sa riche histoire.
 
 
 
 
         
 
Mais oui bien sûr que ce village est vivant ! Nous y avons même discuté facilement avec plusieurs des personnes que nous y avons croisées. Le dialogue est facile quand ceux qui vivent à Gorze sont ravis de leur chance et fiers aussi du plaisir de ses visiteurs.  
 
 
 
Lorsque beaucoup ne font que regarder... j'ai toujours besoin d'en voir plus. Ainsi presque toujours je peux m'extasier lorsque le temps fait de l'ouvrage des homme de sublimes oeuvres d'art abstrait. 
 
 
 
         
 
Nous étions, depuis notre arrivée, en permanence sous le charme des lieux. Nous sommes aussi tous les quatre tombés en admiration lorsque nous avons découvert la beauté de ces façades emballées de fleurs à proximité d'un fantastique jardin privé au milieu d'autres très beaux jardins.
 
 
 
Quelques photos incapables pourtant de vous transmettre la si merveilleuse plénitude de ce moment magique. Rassérénés par cette beauté nous sommes repartis dans le village si calme en ce samedi après-midi d'un été lorrain trop froid, trop gris, trop pluvieux...
 
 
           
 
         
 
         
 
         
 
En écrivant ce billet, je pense à tous ceux, qui loin de notre région, de notre département de la Moselle qui pensent qu'hors des sentiers battus par des millions de touristes il ne peut y avoir de beauté ! je sais même que bien de mes compatriotes n'imaginent pas une seconde que nous puissions aimer vivre ici. Puissent ces photos expliquer notre attachement à notre terroir. Je ne suis ni messin, ni mosellan, ni lorrain ni même né en France et pourtant j'aime Metz et ses pays.
 

 
Il nous est a été définitivement acquis que nous étions dans un site exceptionnel lorsque nous sommes rentrés dans cette église pour en découvrir une architecture magnifiée par la pierre jaune de Jaumont. Cette pierre est réservée depuis longtemps à la réalisation de bâtiments de prestige ici et dans le monde entier.
 
         
 
         
 
         
 
Nous avons fini par quitter Gorze et nous sommes rentrés en passant par la campagne et les forêts pour satisfaire la soif de vert de nos amis. j'ai su lorsque que nous avons partagé dans la soirée nos sentiments sur cette journée qu'ils étaient enchantés du choix de Gorze. J'ai alors proposé de récidiver le lendemain en leur faisant découvrir un autre village historique de notre région.  
 
 
 
Si vous deviez avoir envie d'en savoir plus sur ce spendide village à la campage, vous trouverez à droite de nos billets, dans la rubrique "En savoir plus" un lien vers le village de Gorze.
 

9月6日

Balade marseillaisement agréable, été 2007

 
MARSEILLE... la belle !
 
Il nous aura été difficile de nous trouver assez de volonté pour aller, durant notre séjour, faire un tour à Marseille puisque cela allait, nous le savions, impliquer de devoir braver la circulation, une chaleur alourdie de pollution, un soleil impitoyable et le tout en compagnie de millions de milliers de marseillais... au moins !  
 
 
 
Cette ville est, à l'inverse de ce que prétendent ses détracteurs, riche de bien de trop belles choses pour que nous nous y soyons ennuyés une demi-seconde. Il est vrai que nous étions, une fois en ville très bien disposés à suivre les yeux grand ouverts notre formidable guide et son "chien-ami-de-moi" et il est temps que je vous l'avoue encore plus celui de Bernard.
 
    
 
Ces vaches, somptueuses dans leur robe de couleurs, ont été exposées dans le monde entier et Marseille elle aura réussi à les mettre en scène dans tout son centre ville dans des situations parfois très insolites mais toujours amusantes.
 
 
Le but de notre descente à Marseille était Notre Dame de la Garde. Au pied de "Notre bonne mère" comme aiment à dire les marseillais,  nous a été offert un point de vue exceptionnel sur la citée focèenne. Enfant j'avais vécu du côté de l'Estaque qui est un quartier à l'ouest de la ville. A l'inverse Bernard ne la connaissait pas encore malgré sa proximité avec Toulon qui est habituellement l'un de nos points de chute familiale lorsque nous quittons Metz.
   
 
Si vous deviez vous être inquiétés que nous ayons du escalader une montagne pour accéder à cette merveille, je vous rassure puisque les parkings sont au pied de cet extraordinaire monument. Il est entièrement dévolu à la Vierge Marie protectrice de la ville de Marseille et je l'imagine de ses marins-pêcheurs et de ses marins de comptoir autour d'une multitude de jaunes. Dès-lors, non exténués par un effort démentiel, nous nous sommes laissés aller à la découverte de ce panorama illuminé d'une lumière brumeuse et spirituelle.
 
 
 
 
  
 
 
  
 
 
Pourquoi ? nous auriez-vous dit, si nous devions en avoir parlé, être montés découvrir cette basilique alors que Marseille regorge de trésors architecturaux et urbains ? La réponse va être là sous vos yeux : après une très longue et appliquée rénovation de ses extraordinaires mosaïques, rendant à cet édifice tout son éclat et une sublime magnificence dorée, elle venait deux jours avant d'être rendu accessible à ses paroissiens et aux touristes.
  
  
 
  
 
  
 
Bien sûr que nous en avons eu plein les yeux, mais nous voulions aussi pouvoir aller dans les calanques et nous devions aussi rejoindre ce brave toutou que nous avons du laisser (que vingt minutes) dans la voiture à l'ombre (juré, promis, craché !) durant notre visite de ce monument exceptionnel.
 
 
 
 
 
Même ce vieux port de Marseille nous aura séduit nous qui n'avons à Metz au "Quai des Régates" qu'un minuscule port de plaisance qui ne réussira jamais à rivaliser ne serait-ce qu'à un seul ponton de celui-ci. Il faut bien, parfois et au grand jour, reconnaître que Metz n'est pas une cité maritime mais, et cela est déjà une chance exceptionnelle) qu'une cité très très très belle et fluviale... Bon là je parle de notre Moselle, celle que nous aimons même de loin !
 

 
 
 

 

En fait, notre ami tenait à faire découvrir à Bernard l'ambiance d'une autre Marseille, celle qui vit les pieds dans l'eau, celle qui encore dans ses quartiers les plus éloignés du centre ville fait vivre ses habitants dans des vilages de bord de mer. Nous sommes allés au bout de la ville, un vrai bout de cette immense ville car ce quartier est en cul-de-sac...  Comme nous vous apprécierez sans doute la quiétude de ce hameau qui est encore un vrai et authentique et préservé repère de pêcheurs.
  
  

  

 

Tranquille ce minuscule petit port étroit, trop ! C'est ainsi que nous l'avons découvert sans grand étonnement de notre part car c'était encore à l'heure de la sieste. Notre guide, et nous l'avons cru, nous a affirmé que les fins de semaines il pouvaient y avoir ici des centaines de dizaines de marseillais qui adorent venir ici chercher repos, calme, et dépaysement...
 
  
 
  
 

 
Cette bande de jeunes ne saura jamais combien ils m'auront rendu nostalgique de ce temps passé où comme eux je pouvais d'avril à octobre passer mon temps, celui hors de chez mes parents et des études, dans l'eau, sur la plage ou dans les rochers et même comme eux sur les jetées. j'ai vécu mes seize premières années que dans des villes en bord de mer et je sais pour le ressentir en permanence que cela me manque terriblement lorsque je suis à Metz en Lorraine.
 
 
 
Nous avons quitté ce petit paradis et nous sommes rentrés au travers d'une ville magnifique (et oui!) de part chez nos invitants rejoindre notre montagne et ses autres beautés. Nous garderons de cette visite qu'un vrai besoin : celui lorsque nous serons à proximité de revenir et souvent !
 
A BIENTÔT MARSEILLE...  

9月4日

A quatre, virée à Sète, été 2007

 
Pour rejoindre Sète il nous fallait nous lever tôt ! ce que j'ai fait : seul. Les autres encore endormis, j'ai filé dans le parc et j'ai photographié la Sainte Baume vue du jardin lui aussi encore endormi.
  
 
 Nous avons fini par prendre la route... enfin ! Je dois préciser que nous nous sommes engagés sur l'autoroute pour rattraper quelque peu notre retard. Nous n'étions, Bernard et moi jamais encore venu à Sète et je le reconnais là volontiers étions impatients de découvrir cette ville dans laquelle nos invitants avaient à faire et nous à tout découvrir. Sète est une cité au bord de l'eau, dans l'eau, avec de l'eau. Je vais vous le dire dès maintenant et définitivement : nous y avons passé une superbe journée. 
 
 
  Je ne vous ai pas menti en affirmant que nous avons passé cette journée entourés d'eau et dans une ambiance de vacances dont nous avions bien besoin cette année.
 
    
 
Courageusement, comme toujours, nous avons entrepris de nous laisser guider pour ne rien perdre des nombreux attraits de cette ville. Vous aurez déjà à coeur de constater que nous étions remarquablement équipés pour affronter le soleil et la chaleur.
 
  
 
Impossible durant cette promenade de ne pas se sentir attirés par les quais et par la beauté de ces canaux qui dessinent en pleine ville de magnifiques tableaux urbains et marins. 
 
 
Il nous a été très facile d'apprécier cette découverte de Sète ne serait-ce que par la présence constante de ces  alignement de bateaux souvent de plaisance mais aussi de bateaux qui eux racontent des histoires de mer, de malheurs, de labeurs et de peines.  Nous sommes arrivés trop tard pour voir les équipages vendrent sur les quais le produit de leur nuit de pêche.
  

 

   
 

   

 
Parfois, comme le plus souvent dans nos villes en France, on tombe nez à nez avec une surprenante découverte comme pas exemple cette grille habillée de rouille alors que les volets sont eux en PVC, trop neufs, trop propres.
 
 
 Bien entendu, nous avions avec nous notre discret et placide chien de garde, accablé lui de chaleur et de soleil. Ce fut une bien rude épreuve durant toute la journée que celle de le contrainte à bout de laisse à nous obéir pour aller là ou nous le souhaitions et pas là où lui voulait absolument aller. Bernard se souviendra de cette journée avec notre nouvel et très robuste ami le chien de la maison.
 
  
 
  
 
Nos sympathiques invitants, tellement moins touristes que Bernard et moi, nous laissèrent profiter de la zone piétonne sans aucune restriction puisque friands eux d'ombre et de fraîcheur. Mais pour satisfaire notre légitime et estivale curiosité nous avons bien fini par les contraindre sans aucun doute à passer plus de temps en plein soleil qu'ils ne devaient l'avoir voulu.  
 
  
  
  
 
 Bien entendu, nous avons mangé et avons pour ce faire choisi un sympathique restaurant à proximité du marché couvert. Ensuite, sans aucune hésitation nous sommes allés nous asseoir un bon moment à l'ombre des platanes, là où l'ombre fait bon s'attarder même si nous avons eu les narines contrariées par les odeurs d'une friterie à proximité de laquelle nous nous sommes installés en attendant que nos invitants vaquent aux affaires pour lesquelles ils devaient être à Sète ce jour de fin juillet.
 

 

 
 
 
   
 
Vers la fin de l'après-midi nous sommes repartis rejoindre la voiture afin de reprendre la route du retour. Là, nous sommes passés sous ce vieux pont que j'ai trouvé plein de poésie marine et qui malgré son manque d'entretien flagrant m'a particulièrement intrigué. C'est un vieux pont transbordeur.
 
  
 
  
 
 
 
Nous pouvons dire dorénavant que nous connaissons aussi Montpelier puisque nous l'avons longée durant quelques minutes pendant notre retour... Avant de retrouver cette magnifique région où nous séjournions avec la Sainte Victoire qui domine Aix-en-Provence. Ami chien lui se sera effondré lourdement sur nos pieds sans jamais s'être réveillé avant d'arriver chez lui. A choisir, j'ai préféré le retour car à l'aller, en trop pleine forme, il n'a cessé de baver de joie (sans doute) sur mon jean.
 

 

 

 

 
Enfin, après une quinzaine de kilomètres sur cette route pentue de "montagne" que Bernard et moi avons aimé devoir pratiquer, nous sommes rentrés dans notre résidence d'été pour une nouvelle soirée remplie de saveurs, d'odeurs et de douceurs provençales.
 
 
   

9月3日

Epouvantables vacances 2007

En nous éloignant de Metz, nous sommes partis à la poursuite de l'été, ici bien trop confidentiel et trop discret cette année... Un grand merci à nos surprenants et fascinants invitants Clin d'oeil.

 

Nous avons donc eu la chance cet été de pouvoir passer quelques superbes journées dans les collines chantées par Marcel Pagnol.

Nous étions (et y sommes restés dix très longs jours) dans le var tout en haut d'une route pittoresquement sublime que nous avons été obligés d'emprunter parfois et même sans autre alternative alors de nuit...

Ce sont ce portail et ce parc très arboré qui auront protégé notre villégiature de regards indiscrets portés sur nos activités. les premiers voisins devaient bien être à 300 mètres au delà de ces immenses arbres qui cloturent l'ensemble de cette propriété.

Il est vrai que ces centaines d'arbres entre nous et les autres furent des alliés constants de notre tranquillité et au millieu de cette forêt nous étions vraiment comme dans une "petite" maison dans une prairie provençale. 

Il n'est d'autre possibilité que je vous laisse seuls juges des conditions absolument déplorables de notre séjour au travers des photos suivantes et ce en conseillant aux âmes sensibles de s'épargner cette épreuve.  

  Là, j'ai plaisir à vous imaginer, comme nous deux nous l'avons été, particulièrement choqués de ces épouvantables conditions de vie pendant notre séjour et encore je vous épargne les agapes que nous avons odieusement été obligés de subir chaque jour.

 

Le plus douloureux aura été pour nous de nous décider, rarement, a quitter ce lieu afin quand même de satisfaire aux nombreuses obligations des touristes que nous étions devenus et de par lesquelles nous avons fait quelques belles balades qui devraient faire l'objet de futurs billets sur ce blog.

   

Entre nos nombreux moments de purs plaisirs égoïstes autour de la piscine, de la table, j'ai arpenté cette magnifique propriété. Armé de mon numérique, affrontant le soleil bienvenu et la chaleur amie de nos vacances loin de Metz j'ai affronté tous les dangers afin de pouvoir continuer à témoigner auprès de chacun de vous de notre calvaire estival de l'année 2007.

    

  

J'ai eu souvent la compagnie de mon devenu ami le chien de la maison lorsque curieux de mes activités il ne me lachait pas d'un pouce, ni d'une patte comme si je devais n'avoir jamais à oublier que j'étais moi sur son territoire.

  

Les documents numériques qui suivent devraient par le choc des photos tellement plus violent que le poids des mots finir de vous bouleverser et de vous convaincre que vraiment nous sommes revenus de loin et que nous resterons traumatisés très très longtemps. Cette expérience sportive autour d'une piscine en permanence à 31° nous ouvre maintenant les portes de l'édition 2008 de l'émission KHO-LANTA. 

Vous devriez, au travers du bouleversant regard de Bernard, infortuné compagnon de mon séjour, déplorer l'insoutenable épreuve de la piscine que nous avons  endurée presque constamment...

 Là, plus de doute... je vous sais en train de convenir que les futurs gagnants de Kho-Lanta 2008 grâce à ce vrai stage digne des commandos les plus extrêmes : ce sera nous deux !

  

  

Une preuve de plus vous faut-il ? j'ai même réussi à apprivoiser ce dangereux animal allant jusqu'à, le dernier soir de notre séjour, lui présenter un gateau en gueule...  Regardez-le travail : soumis à mon autorité, tanné et terrifiant sous la table de jeux.  

    

  

Quelques souvenirs de mes longues et si pénibles promenades solitaires et vagabondes et surtout courageuses dans le parc autour de la maison avec pour seule contrainte celle de me baisser à hauteur de cette flore provençale et pour seule vraie crainte celle de trop m'éloigner de notre campement pourtant si inconfortable.  

D'autres photos ci-dessous devraient bien finir par vous convaincre toutes et tous qu'une fois de plus nous sommes de vrais rescapés...  A ce titre je me propose à poursuivre très vite cette épouvantable narration de nos périples de l'été 2007 à Metz, dans sa région et ailleurs.  

8月26日

En attendant de voir... en septembre !

Nous avons de très nombreuses photos (tout public Clin d'oeil ) à vous montrer après notre retour de vacances... Île déserte J'ai même réussi à mettre en ligne le billet sur nos deux visites à ma famille Bisou, billet en date du 8 août. Depuis, comme si nous ne devions pas avoir eu le droit de le faire, je n'ai jamais réussi Embarrassé à obtenir le téléchargement des autres photos Agressif de nos vacances dans les collines de Marcel Pagnol. Pourtant je n'ai pas dépassé les 500 photos autorisées par mois Surpris (vous en avez la preuve en fait au travers du nombre restreint Triste de photos déposées en août sur notre blog).

Je sais alors (et je guette ce changement de mois depuis trois très longues semaines et que de mauvais temps trop pluvieux Parapluie et froid) que dès le début de septembre je vais tenter de mettre en ligne des nouveaux billets pour partager avec vous quelques très bons souvenirs Sarcastique de cette édition 2007 de nos vacances… au cours desquelles nous avons passé quelques très nombreux et beaux et bons moments Clin d'oeil. @+

Il se pourrait que certains parmi-vous Déçu soient alors choqués par nos épouvantables conditions d’hébergement Sourire durant ce périple semi-montagneux et je compte sur le chocs de quelques photos Appareil photo à venir plus que sur le poids de ces mots pour que vous n’en conveniez surtout pas Confiant un secret !

8月8日

Eté 2007, en famille, loin de Metz, à Toulon.

 
Nous avons aussi revu Toulon et ma famille...
 
Nous avons, durant nos vacances d'été 2007 dans le Var (oui, nous avons quitté Metz pour une douzaine de jours) Île déserte , aussi passé de superbes moments lorsque nous sommes allés par deux fois rendre visite à ma famille qui vit en grande partie dans Toulon. Je dois avouer que pour nos vacances nous avions décidé de ne pas nous "formaliser" de leur attente de nous voir souvent et longtemps. Il nous fallait un total dépaysement avant de reprendre ici le collier. Cela nous aura fait paraître sans aucun doute comme des ingrats... Embarrassé  mais personne n'aura osé nous le dire : OUF ! Ces deux visites nous donnèrent l'occasion de parcourir le littoral entre Marseille et Toulon à l'entrée de laquelle nous avons rencontré le seul bouchon de nos vacances.
 
 
 
  
 
Nous avons facilement retrouvé Rire pour quelques heures et avec plaisir les pentues ruelles du très beau et pittoresque quartier ou vivent mon père et sa compagne. Oui, nous aimons traîner dans cet endroit si particulier dans Toulon car c'est encore un vrai villageClin d'oeil à l'inverse du reste du centre ville qui pourtant ne manque pas de charme. Nous avons toujours préféré rester dans le Mourillon en délaissant Embarrassé le plus souvent le reste de la ville.
 
 
 
Nous aimons ces petites ruelles qui nous descendent sans fatigue (et nous apprécions bien cela) vers le Mourillon commercial, débordant de son humeur estivale et qui nous remontent (forts efforts assurés), ensuite vers d'autres rues si résidentiellement calmes et propices au repos après ces escalades.
 
 
 
 
 
 
Malgré notre temps compté, nous avons tenu à faire un tour au marché qui pour nous deux est toujours totalement incontournable surtout un dimanche. Nous avons oublié la FNAC et avons fait "l'affaire" Sourire avec une bouquiniste car avec notre budget d'un dernier jour de vacances nous nous sommes gâtés en livres et pour pas cher...  Allez, zou... comme nous sommes qu'entre nous Clin d'oeil,  je vous avoue que notre budget culturel pour cette vraie folie = 15,50 euros ramenés très commercialement par notre vendeuse de bonnes lectures à 15 euros, pour quatre bouquins dont au moins deux dépassent les 350 pages !
 
 
 
 
 
Metz ne manque pas elle non plus de marchés bien pourvus mais aucun n'aura jamais les couleurs et les odeurs de celui-ci. Comme diraient les gens de Toulon : "c'est NOTRE grand et beau marché Sarcastique qu'à chanté MONSIEUR Gilbert Bécault, aucun autre !". Parfois, les plus de huit cents kilomètres qui séparent la Provence de Metz me pèsent...
 
 
 
Pétan ! quel plaisir encore que de manger sous une terrasse très ombragée parmi les habitués qui nous auront fait plonger bien involontairement dans un Marcel Pagnol par leur gouaille Clin d'oeil bon enfant mais systématiquement taquine entre eux. Nous aurons ce jour là dégusté la plus monstrueusement énorme et délicieuse salade de fromage de chèvre garnie d'au moins dix mille autres ingrédients de toute notre longue déjà vie (je plaisante...).
 
 
 
 
 
J'ai annoncé "MA FAMILLE" ! Je parle de mon père, de mon frère, de ma soeur et des leurs, et enfin de ceux assez libres ce jour-là pour être des nôtres. Nous étions tous réunis dans un très beau et agréable restaurant pour fêter avec quelques toutes petites semaines de retard l'anniversaire de mon père né en 1918. Cette année nous avons décliné l'offre d'un repas en bord des trop fréquentées très belles plages Île déserte du Mourillon pour préférer rester "en ville" ce qui nous garantissait plus de fraîcheur sous les arbres et en sus une ambiance festive Réception et locale. Voici la famille... 
 
 
 
 
Et oui, j'y étais aussi : là je me vois à gauche de mon frère Clin d'oeil
 
 
D'ors et déjà  je peux être quasiment certain que vous êtes comme nous nous l'étions à "donf" (oui je sais parlé comme notre jeunesse...) dans le fun de ce moment rare pour nous deux de famille. Le reste de la famille je vous le propose là maintenant... Sourire N'oubliez pas qu'elle n'était pas et loin s'en faut au complet, malgré l'affluence sage autour de mon père et de sa compagne envers qui j'ai depuis toujours ressenti beaucoup d'affection.
 
Notre père, en vedette cette journée pour ses 89 étés (juillet 1918)
 
 
Sa compagne (ancienne dijonnaise, la moutarde lui monte parfois au nez)
Jamais vis-à-vis de nous deux...
 
 
Bernard * observateur de famille en fête (* authentique lorrain)
 
 
Mon "grand" frère (c'est lui l'aîné) plus grave qu'à son habitude 
 
 
Madame ma gentille belle-soeur, épouse de mon frère
 
 
Ma "petite" soeur, aussi soeur de mon frère et fille notre père
 
 
Lui c'est l'époux de ma soeur, donc mon beau-frère
 
 
Une familiale tablée sous l'ombre propice de grands arbres
 
 
Et enfin les "nouvelles générations" impossibles à oublier...
Ma belle nièce-demoiselle fille de ma soeur
 
 
Jeune beau et encore célibataire et fils aîné de mon frère
 
 
Chanceux le neveu : lui a deux photos dans ce billet
sans doute pour compenser l'absence de ses deux frères
 
 
Ma nièce et son neveu dans les bras
son père mon neveu n'était pas présent à ce repas  Triste
 
 
C'est mon unique petit neveu : lui aussi (alors) deux photos
 
 
Ma nièce et son "courageux" amoureux Coeur rouge
 
 
Et pour, avant de finir, une Dame qui mérite mon affection et mon respect  Clin d'oeil
 
 
Et Mademoiselle sa fille trop sage Clin d'oeil
 
 
Ainsi et pour quelques mois se termine notre épisode familiale Coeur brisé 2007. Vivre loin de sa famille rend celle-ci surprenante à bien des égards et je ne cesse de mesurer que de vivre loin rend chaque rencontre pleine de surprises Clin d'oeil ou Sarcastique . Une certitude, nous changeons tous d'une année sur l'autre et pour nous les anciens sans le vouloir vraiment...
 
Marc, le 8 août dans une Metz trop mouillée, trop fraîche, trop automnale Agressif .   
7月24日

Devoir quitter Metz pour trouver de l'été ?

 

Nous aurions du ce jeudi matin emprunter nos autoroutes  vers le soleil. Routes vers le sud le beau sud le sud de ma famille le sud de mon passé.

Nous aurions du faire comme souvent ces quelques centainesde kilomètres en voiture l’un à côté de l’autre que soucieux de rester en sécurité  et pressés d’être arrivés et ce en même temps que quelques dizaines de milliers d'autres. Nous nous étions cet été organisés pour concilier famille amis copains le long de notre itinéraire de vacances. 

En effet, depuis de très longues années nous allons ainsi chaque été retrouver notre mer ses ports ses criques ces marinas nos arrières pays nos routes de Provence ses lumières  et ses nuits chaudes  et bruissantes. Et comme ma famille vit sur une carte de France à l’opposé de nous ici dans l’Est il se serait agi de retrouvailles annuelles.

                                 

Nous devions donc quitter Metz  pour quelques jours, capables d’avance d’imaginer que ce temps du sud passerait très vite et que très très vite nous serions de retour chez nous .
 
Bon nombre de nos amis de nos copains de nos relations sont eux en vacances  et cette désertion provisoire de notre Metz marque pour nous deux un épisode estival qui cette année aurait du enfin nous offrir un vrai moment d’été car nous espérons toujours ici qu'il nous arrive enfin dans notre région Lorraine .
 
Nous serions revenus très vite…, rassasiés de cette délicieuse cuisine que nous adorons redécouvrir chez mon frère en particulier qui est un exceptionnel pizzaiolo sans oublier tout ce qu'aurait été capble de nous réserver comme bonnes surprises culinaires Cathy.
A cette heure, il est 11h55 le jeudi 26 juillet, la journée est enfin ensoleillée et magnifique nous sommes encore à Metz, chez nous...   

7月7日

Nostalgie estivale d'en Metz

 
Juillet d'en Metz,
 
Lorraines journées de juillet matinées des fraîcheurs d’une mi-mai déprime,
 
Jeux de balcons et de jardins remisés car souvent mouillés de froides averses,
 
Metz plafonnée par des nuages obscures que son ciel peu aimable imprime,
 
Corps couverts n’empruntant pour aller plus vite que nos chemins de traverse.
 
 

 

 
Apprentissage imposé par nos saisons trop saturées d’ambiguïtés climatiques,
 
Inquiétudes échangées alors pour des projets construits avant un été-automne,
 
Metz garde ses fenêtres closes quand dame pluie joue une partition dramatique,
 
Réception d’étés d’ailleurs quand le facteur vos cartes postales expédiées donne.
 
 

 

 

 
Nostalgie d’avant maintenant lorsque juillet août juin septembre faisaient nos étés,
 
Pluies matinales comme celles de plus tard pour singulières de juillet compagnes,
 
Metz ville-jardin fleurie de parapluies chamarrés par défiance toujours emportés,
 
Fuite organisée pour quérir de l’été en bord de nos mers ou sur nos montagnes. 
 

 

 
7月1日

Entre Metz et Saint-Dié des Vosges...

 

Mardi de cette semaine, sans que je m’y attende, je n’avais en effet pas eu à me préoccuper de l’itinéraire entre Metz et Saint-Dié des Vosges puisqu’un collègue qui m’accompagnait le connaissait parfaitement, j’ai traversé le village d’Azerailles en Meurthe et Moselle.

Azerailles est le village lorrain d’origine de Pierre un ami aujourd’hui quasiment perdu de vue mais sans l’être quand même. Pierre reste pourtant l'ami avec qui j’ai partagé l’une des plus extraordinaires expériences de ma vie. Cela remonte à la soirée de mon trente deuxième anniversaire (mardi 13 novembre 1985) pendant laquelle, Pierre soucieux de ne pas me permettre de rester seul, m’a invité au restaurant pour disait-il  finaliser les préparatifs de la fête qu’il m’organisait le samedi suivant.

Très vite ce fut fait car Pierre avait déjà tout envisagé et préparé. Nous avions choisi de manger vietnamien dans un restaurant familial à proximité immédiate de chez moi. Nous étions assis face à face lorsque je lui ai demandé, inspiré par un je ne sais quoi d’intérêt : « Pierre, lequel de tes deux parents imagines-tu mieux savoir mieux survivre à l’autre ? »

Durant plus de deux heure et demi cette question nous aura permis de déterminer que pour Pierre c’était sa mère qui semblait être mieux armée pour survivre à son père alors que pour moi c’était mon père... Nous étions passionnés par nos arguments au point que cela fini par me mettre quelque peu dans l’embarras allant jusqu’à dire à Pierre : « maintenant que nous pensons toi que c’est ta mère, moi que c’est mon père et parce que c’est un sujet somme toute assez morbide, si nous arrêtions d’en parler car nos parents ont devant eux de toute évidence quelques dizaines d’années à vivre… »  Ma mère m’avait longuement appelé dans la matinée pour m’embrasser pour mon anniversaire et me donner de bonnes nouvelles de leur santé à mon père et à elle en particulier.

Pierre en a convenu immédiatement, me remerciant d’avoir provoqué cette réflexion qui a ses yeux avait eu le mérite de nous affirmer que nous avions le souci de nos parents. Autant que je me souviennes, mon repas d’anniversaire s’est poursuivi très amicalement meublé par des sujets bien plus légers. Nous nous sommes quittés, en nous disant qu’il ne pouvait y avoir eu que deux scorpions amis comme nous l’étions pour avoir réussi à meubler un repas d’anniversaire avec un sujet aussi particulier que lugubre, en avons ri encore et nous sommes donnés rendez-vous le samedi soir chez lui. 

Le lendemain, nous étions un mercredi vers treize heures, de retour au bureau après ma pause repas, j’ai appris brutalement (bien entendu) et par ma sœur en pleurs au téléphone : « Marc, maman est morte, elle est morte tout à l’heure, papa est à côté de moi et veut te parler, je te laisse avec lui. ».

J’ai bien entendu décidé immédiatement de prendre mes dispositions pour pouvoir très vite rejoindre ma famille à Toulon. J’ai passé le reste de la journée à prévenir mes supérieurs de mon départ, mes amis et amies et j’ai organisé mon absence de mon appartement pour au minimum une semaine. Pierre étant resté injoignable, je me suis promis de l’appeler de Toulon dans la matinée du jeudi en pensant à cette fête prévue chez lui le samedi pour mon anniversaire et qui allait devoir se passer de moi.

J’ai raté bien involontairement le train en gare de Metz, de très peu… j’ai vu le cul de ce train quitter le quai. Je suis rentré chez moi, contrarié, abasourdi et j’ai prévenu ma famille de mon retard puisque je n’arriverai qu’en milieu d’après-midi au lieu du tout début de matinée.

Toute cette soirée, incapable d’être calme, contrarié de n’être pas dans le train, seul trop seul chez moi… j’ai tenté de joindre Pierre au téléphone sans y avoir réussi lorsque je me suis couché vers minuit.

Le lendemain, levé très tôt, après une bien mauvaise nuit, pour prendre le train vers six heures, juste avant de quitter mon appartement j’ai eu envie malgré l’heure très matinale d’appeler Pierre qui pouvait être enfin rentré !

« Pierre ? Marc au téléphone, désolé de t’appeler si tôt mais j’y suis obligé et je le fais avant de partir à la gare pour prendre le train pour Toulon et si je ne l’avais pas raté hier soir c’est de là-bas que je t’aurais téléphoné. J’ai tenté de te joindre hier jusqu’à minuit mais sans succès. Pierre, tu te souviens que mardi nous nous sommes demandés lequel de nos deux parents survivrait le moins difficilement à l’autre ? et bien moi je vais le savoir car ma mère est morte hier vers midi et demi ! »

Pierre m’a alors dit « Marc, c’est pas possible que tu plaisantes avec cela ? et qu’en plus tu le fasses à cinq heures trente du matin ? c’est pas vrai dis-moi ! c’est une très mauvaise blague ? C’est pas possible tu m’as dit que mardi ta mère allait très bien ! ».

J’ai du, pressé par le temps, laisser un Pierre bouleversé au téléphone et cela m’a désorienté. Le soir, lorsqu’il m’a appelé à Toulon, il m’a avoué avoir énormément pensé à notre discussion et j’ai détecté chez lui un sentiment de culpabilité comme si celle-ci pouvait avoir influencé quoi que ce soit ! Pierre a annulé la fête. Le samedi en question nous avons enterré ma mère et depuis ce mois de novembre 1985 mon père vit sans ma mère une vie telle que je l’avais imaginé en être capable.

C’est le père de Pierre qui est parti le premier mais bien plus tard. Sa mère, comme lui aussi l’avait supposé, a réussi à survivre à cela… sans jamais décevoir Pierre par sa force et par sa détermination.

 

6月10日

Venez découvrir la nouvelle banlieue de Metz

 

Je rentre de Paris…

Mes affaires qui en l’occurrence sont celles de certains personnels du ministère dans lequel je travaille (oui oui je peux dire cela et sans rougir) me font voyager vers Paris plusieurs fois l’an. Depuis ce matin Paris est enfin devenu la banlieue de Metz puisque je n’ai dorénavant, en TGV, de ma porte d’immeuble (celle d’ailleurs de mon bailleur) à celle de mon ministère (là c’est bien la sienne) que 2h15 de déplacement. D’abord à pied de chez moi à la gare de Metz (je fais cela en 10 minutes lorsqu’il ne pleut pas), en métro de la gare de l’Est à la station des Halles et en RER A des Halles à la Défense (ils font cela en 30 minutes hors grève, suicide sur la voie, retard divers…). puis à pied de la station de la Défense au ministère (je refais cela en 5 minutes pour peu que tous les escalators fonctionnent ).  

Cette fois-ci, j’ai eu envie de « japoniser » chacune des pauses qui nous ont été accordées, chacune des sorties et des entrées de l’immeuble de mon ministère grâce à mon portable qui ne me quitte jamais et qui sonne toujours quand il ne le devrait pas (à travail important moyens techniques adéquats). « Japoniser » signifie pour moi mitrailler tout ce qui attire mon regard de faux touriste comme le font les japonais lorsqu’en moins de 8 jours ils visitent l’Europe entière. Maternellement je suis d’origine corse donc bien trop paresseux  pour me charger lourdement de mes appareils photos numériques (je privilégie ainsi et légitimement le problématique et  contraignant voire incontournable transport des dizaines de documents de travail en ne m’encombrant pas en plus avec mes appareils , les chargeurs de batterie, celles de rechange et la connectique. Tout cela fini par faire lourd, c’est pesant !   

J’ai dans bien plus petit que l’un de mes paquets de cigarettes, tellement moins épais et bien moins lourd qu’un numérique de quoi recevoir des appels, en donner, faire des photos et même des vidéos : j’ai mon portable  ! Je passe donc mon temps à faire des photos avec ce compagnon de poche.  En effet, il est toujours bien au chaud à proximité de ce qui me sert qu’à faire pipi… (là je rougis) toujours à portée d’oreilles et de main (là pas de s à main car essayez vous aussi de prendre votre portable de la main gauche quand il est dans la poche de droite… et vous non plus ne mettrez plus jamais de s à cette main là !).  

Notre déontologie interne autant qu’administrative donc ministérielle m’interdisant je le suppose de vous donner l’adresse de ce vaste et beau ministère, ne me reste alors qu’à vous inviter de par vos propres conclusions après la découverte de ces quelques photos à réussir et je tiens à le croire possible à trouver où se trouve celui-ci.  

Pas une seule de ces photos ne concerne (promesse de fonctionnaire titulaire depuis le siècle dernier plus précisément au début des années 70) un autre site que celui dans lequel diverses missions afférentes à  mes fonctions (nombreuses, variées, riches d’enseignement, gonflantes parfois aussi… oui j’avoue ! me font obligation de vivres quelques longues heures climatisées ou surchauffées selon saison dans cet édifice si pour moi admirablement cubique.  

Grâce ou à cause de ce TGV Est le plus moderne du monde, le plus rapide du monde, le plus beau du monde, le plus respectueux de l’environnement du monde entier et celui pour lequel il nous faudra avoir acquitté le prix du billet en TGV le plus cher de France…  je sais que je vais être plus souvent que jamais jusqu’à ce billet « invité » à me rendre à Paris pour y traiter des affaires d’une catégorie des personnels de mon administration.  

Désolé pour ceux qui pourraient ne pas aimer autant que moi ce magnifique monument qui est le siège de mes obligations professionnelles parisiennes mais convenez que ce ne saurait être de ma faute si notre ministère n’est pas installé dans Notre Dame ou dans le Sacré Cœur ou dans le Louvre voire même à l’Elysée…  Désolé vraiment… quoique ?

Ultimes précisions que je crois là indispensables : notre ministère n’occupe modestement qu’un côté de l’Arche puisqu’il est propriétaire aussi et à proximité immédiate d’une autre tour de bureaux et les photos promises sont celle de l'album intitulé "Promenade numérique en nouvelle banlieue de Metz". 

5月28日

D'amitiés en amitiés nous allons !

 

Se peut-il qu'en amitié il nous faille enfin et définitivement apprendre à attendre avant de commencer à donner : donner à partir de quand, donner quoi, donner pourquoi  ?

 

Mais alors comment répondre à l'amitié si nous devons rester sur la défensive et le rester pour ne pas avoir à affronter un échec, un de plus, un de ceux qui nous ferait douter que nous puissions en amitié être encore et toujours méritants de celle des autres .

 

Ce que nous savons ne pas vouloir nous résoudre à faire c'est d'avoir l’intention de nous servir de tout ce qui peut nous avoir souvent déçu, peiné, irrité, laminé  dans nos échecs en amitié pour renoncer à vivre en amitié, dans des amitiés riches du passé, du présent et du futur de chacun.

 

Nous ne sommes pas assez limités  pour supposer que plus personne ne mérite notre amitié et ne sache accepter la notre en retour. C’est justement le contraire que nous attendons de notre vie car nous apprécions la magie des rencontres avec d'autres amies et amis que ceux que nous aimons déjà depuis longtemps.

 

Il n'est pas pour nous deux insurmontable de devoir renoncer à des nouveaux amis dès-lors qu'en lieu et place de tout ce qui devrait être en train de construire notre amitié c'est le contraire qui se passe . Il est pour nous toujours douloureux de prendre la mesure d'un nouvel échec car nous savons ne pas désigner les autres comme seuls responsables...

 

Dans notre quotidien, nous ne manquons ni de copains ni de copines, ni d'amies et d'amis, ni de nombreuses relations amicales , ni de bonnes relations avec nos collègues, pour craindre de nous supposer totalement inaptes à de nouvelles, en amitié, rencontres. C'est bien tout ce tissu amical, social, urbain qui est le notre qui nous donnera toujours l'audace de nous tourner vers ceux qui peuvent enrichir notre vie .

 

Je pense en particulier dans ce billet d'humeur à deux AMIS  que nous ne supposions pas risquer de perdre après qu'un jour de ce mois de mai nous nous sommes quelque peu expliqués sur notre mutuelle conception de la relation amicale... avec pour unique volonté de notre part de réussir cette amitié .

 

4月20日

Espoirs d'urnes à Metz

 

Avril, citoyennes, citoyens, nous sommes rappelés à leurs urnes,
Pour ce faire, exit nos désillusions, oubliées les promesses non tenues,
Il n’est, et de plus pressant, que de réussir à nous protéger les burnes,
Réinvités par notre démocratie à ce combat redouté car d’avance perdu…

Point n’en faut de trop de cette fatalité souvent réductrice d’avenir,

Dédions à cette échéance nos plus viscérales aspirations d’un mieux,
Acteurs de ce devenir collectif ils nous veulent sans avenir nous bâtir,
Avril, mois pour une nation sacrifiée ou mois pour un futur radieux ?

Peuple leurré par excès d’épargne sur notre individuelle prospérité,

Citoyennes, enfants d’en bas ou d’en haut d’un pays France à sauver !
Citoyens, engoncés dans une patrie dessinée franco-française étriquée,
Isoloirs de la république, alliés de notre ultime choix, vous nous méritez.

Politesse que celle à leur attente savoir répondre par notre participation,

Politique que ce devoir accompli par nous sur fond d’affiches racoleuses,
Ludique pour certain d’amener son choisi aux plus difficiles fonctions,
Pour d’autres dramatique que le résultat rende notre belle France honteuse.

Il n’est d’autre devoir que celui de répondre à l’appel de notre démocratie,

Bulletin fromagé ou poiré témoignage comptable de notre expression,
Enjeux percutés entre ceux qui savent et ceux trop nombreux encore indécis,
Vote endimanché ne soit pas pour notre envie d’avenir qu’une récréation.
 
En maison France :
je dois voter
tu dois voter
il elle doit voter
nous devons voter
vous devez voter
ils elles doivent voter…
 
4月13日

C'est à Metz, arrivé ce vendredi 13...

Ce vendredi 13

Malgré mes efforts , je ne m’étais trouvé aucune bonne raison de faire un billet «spécial vendredi 13 » et ce en dépit de mes efforts appuyés autant que clandestins jusqu’à ce que...

Ce soir, de retour de cette effroyable et onéreuse, pour moi, corvée des courses, au moment d’arrêter le moteur de mon véhicule, je constate que le compteur kilométrique affiche 131 313 km… que bien sûr je traduis visuellement par : 13 13 13… J’étais là devant notre immeuble, un vendredi 13, avec affiché 13 13 13…  !

Je me dis, soucieux de donner à ma future narration de cet événement extraordinaire, (pour moi), toute la véracité que je lui veux : «vite vite vite sors ton portable et tâche d’immortaliser ce kilométrage avant que ce 13 13 13 devienne 13 13 14… !». Je me dois de vous concéder que si je ne peux mettre en avant une qualité exceptionnelle pour ces deux photos, elles sortent de mon portable, sont témoignage et même preuve de cet exceptionnel moment… et j'en conviens que pour moi !

 

Il m’est maintenant là fait, par moi-même, obligation de vous préciser afin que vous puissiez comprendre et partager les raisons de mon incontrôlable excitation, de mon bonheur alors indicible, de ma perplexité exacerbée :

 

  • je suis né un vendredi 13 novembre à Nouméa dont le numéro INSEE est le 607. La somme des chiffres de ce numéro administratif est 13 !

 

  • Marc commence par un M et ce M est la lettre qui dans notre alphabet est la 13ème !

 

  • le total des lettres de mon prénom et de mon nom de famille donne 13 lettres !

 

  • je ne vous l’ai jamais caché, je vis à Metz dont le numéro INSEE est 463. Suis-je fautif si la somme des chiffres de ce numéro est 13 ?

 

  • j’allais oublier : je me suis marié un 13 novembre  !

 

Ce chiffre 13 est compagnon de ma vie. Bénéfique ou maléfique colocataire de mon destin je n’ose me supposer obligé de le décider ! Si, ce soir lors du tirage de ce vendredi 13 avril 2007 je devais devenir milliardaire  j’inclinerais avec plaisir à le déclarer bénéfique… Et oui il faut que je vous l’avoue, je ne joue à ces jeux d’argents que les vendredis 13 comme le font 36 % des français. Dommage qu’ils ne soient pas 39% à le faire car là je ne vous aurez pas épargner que 39 : 3 = 13 !

Marc le vendredi 13 avril 2007 à 20h13

Vous n'aurez pas SVP oublié de remarquer que 19h13 est l'heure de la première publication de ce billet ...

4月10日

Pâques entre amis, vrais amis...

 

Je suis un rescapé ! J’ai survécu à ce week-end de Pâques. Je ne dis pas que je suis indemne : je dis que j’en suis revenu !

La morsure de Ramsès.

Lorsqu'en promenade,

je marche sur le pied, pas mégarde d’une personne, par réflexe, après mes excuses (sincères), elle me répond : «ce n’est pas grave, y’a pas de mal ! » Quand je marche sur une patte, aussi part inattention, puisqu’en train d’immortaliser la «sage bucolité» d’un merveilleux village lorrain,

en ce dimanche Pascal, il ne m’a même pas laisser le temps de lui présenter mes excuses. Il, en une fraction de seconde, c’est retourné en me mordant (pas cruellement…) le milieu de la cuisse et c’est encore moi qui à cet instant lui ai présenté mes regrets. Ramsès a eu la gentillesse de me décorer de la marque de ses dents, Dominique celle de me soigner (sans péridurale je vous rassure). Malgré la qualité de ses soins, il n’est pas arriver à effacer, bien entendu, marques et bleus autour de cette morsure qui n’aura eu de terrifiant que ce mot (je vous rassure encore). Ramsès reste malgré tout un très beau est gentil chien.

La lèvre éclatée.

Jamais, en y voyant Patrick et Dominique,  je n’ai supposé devoir craindre que de passer un moment aux côtés de Patrick, à l’ordinateur, c’est dangereux et même sanglant ! 

Au moment de quitter l’ordinateur, Patrick quitte sa chaise, en me tournant le dos, au moment où je me lève de la mienne. Je ne sais pas comment ce qui c’est passé c’est passé ? Ce que je sais c’est qu’un énorme claquement m’explose dans ma tête, en même temps qu’une douleur (je vous rassure : non fulgurante) me raconte : «tu viens d’être télescopé et de te cogner avec le bord de la tasse de café que tu a eu la stupidité de porter à tes lèvres au moment de quitter le bureau». Patrick surpris par le choc se retourne et me demande comment je vais. Je vais…, même si je saigne, même si j’ai mal aux dents, même si je me trouve très stupide… Je vais, et au bout de presque cinq minutes quand même, alors courageux, je rejoins les autres en bas, en train de regarder des albums de photos.

Ils deviennent hilares en découvrant qu’après la morsure de la veille, je viens de m’éclater une lèvre. 

Le rhume des foins. 

Je dis : yeux rougis et atrocement secs ou qui pleurent, nez qui démange en permanence, éternuements, énorme fatigue, sensibilité au soleil exacerbée ! Je dis qu'aller donner du pain à leurs copines dans cet état c'est alors vaincre l'adversité !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je dis merci à Patrick et Dominique de savoir combien tous ces désagréments subis en permanence altèrent mes forces vives… Je dis que dès que les médicaments font leurs effets. Je suis soulagé et même délivré !

Je vais oublier :

 

  • la légitime morsure de Ramsès ;
  • ma lèvre si involontairement éclatée ;
  • l’odieuse et annuelle première attaque du rhume des foins.

pour ne me souvenir que du reste de ce superbe week-end Pascal. Nous y avons vécu de multiples, variés, agréables, chaleureux bons moments dans leur magnifique jardin et si belle maison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu le plaisir de partager avec Patrick et Dominique, dans leur si somptueuse campagne tout ce qui nous donne envie de nous déclarer ici : leurs amis. Nous garderons un souvenir ému de notre rencontre à Lunéville avec cette charmante propriétaire du Stanislas après la visite du petit Versailles français.

  

 

Imaginez que vous êtes dans un bar. Un premier client arrive, la patronne lui dit : "bonjour Christian !". Moins de cinq minutes plus tard, un second client entre et la patronne lui dit : "bonjour Christian !". Suit alors un troisième client et là, de bien entendu..., la patronne derrière son comptoir claironne : "bonjour Chrisitian !"  Nous quatre étions écroulés de rire... et la patronne de nous infirmer que non tous ses clients ne s'appellent pas Christian mais que ces trois là : oui !

Un grand moment, parmi les grands de ce week-end Pascal, que celui passé à la fête forraine à Nancy... Deux sur quatre d'assez téméraires pour se donner de gros frissons... pendant que les deux autres et devinez lesquels.... ne se risquèrent à rien ?

Nous avons, je le déclare de notre part à tous les deux, passé un sensationnel moment avec Dominique et Patrick dans leur maison débordante de Pâqueries et qui a des volets automatiques très malicieux...

de laquelle, et là qu'une autorité supérieure nous prenne en pitié, nous sommes revenus avec un énorme, gourmand, enfantin autant que précieux présent qui pourtant est un autentique acte de térorisme calorique... cette photo restera d'ici quelques heures l'unique trace de notre gourmandise.

Dire qu'il est question de passer une semaine de vacances avec Patrick et Dominique, cet été...

Marc et Bernard

4月4日

Entre elles et nous... à Metz

 

Raoule  

 

Notre Raoule, matin du lundi 11 décembre 2006. 

Grosse boule noire de tendresse, de placidité, de gentillesse et goulue à bout de vie un soir de décembre je t’ai laissé t’en aller en plantant dans tes yeux si étrangement voilés mon désespoir de te perdre. Je savais que je te devais ce grand voyage si loin de nous, te remerciant encore et encore d’avoir été une si merveilleuse présence dans ma vie, dans notre vie.

J’ai détesté, autant t’infliger durant des années ton traitement contre ton diabète, que de te permettre de vivre grâce à ces injections d’insuline que tu acceptais pourtant si facilement deux fois par jour. Un mercredi soir, tu es restée avachie sur ton fauteuil à l’heure de ton repas…

Ce fut un constat alarmant pour nous, angoissant dès ce moment là. Je te fais grâce Raoule de tout ce qui t’es arrivé au fil des heures de ton renoncement, de ces heures passées sur ton fauteuil duquel je tentais de te sortir pour te faire manger trop si peu, ou pour te déposer, trop lourde et trop inerte devant ta caisse avant de t’y réinstaller. Toi et moi, devions savoir que nous allions nous quitter prochainement. Je voulais ne penser qu’à toi et surtout, en le faisant, réussir à ne pas te retenir de force avec nous.

Mercrdi soir, 13 décembre 2006... une injection, faite si doucement, si proche de mon visage car tu le sais, j’avais posé ma joue contre la tienne pour te dire adieu et ne pas te laisser seule affronter ta délivrance. Je te devais cela mon animal de si fantastique compagnie. Je te devais mes larmes. Je te devais celles accompagnant les heures de mon retour sans toi, celles de la vie ici sans toi, celles du devenir de ta compagne, de notre Cannelle. Je te remercie Raoule d’être partie si calmement, si sereinement, si déjà abîmée par cette maladie qui bloquait tes muscles et te privait de ton corps et surtout surtout si vite, comme si tu devais avoir eu le souci de m’épargner… de nous épargner. Merci.

 

 

Cannelle

 

 

Petite chat-fille trop, plus que jamais, tellement compagne unique de nos vies depuis le départ de Raoule. Nous te supposons bébé Cannelle, trop seule depuis la mi-décembre. Je te demande pardon de t’avoir ravi Raoule pour la confier à notre bon docteur-chats. Pardonne-moi encore d’avoir alors su tenir ma promesse de la laisser partir doucement lorsque le moment venu j’ai du ne penser qu’à elle, fidèle compagne de ta vie.

Pardonne-moi d’avoir ramené vide la boite de transports que j’ai soustrais à ta vue puisque Raoule ne devait jamais en ressortir pour te rejoindre. Nous t’épions depuis pour tenter de savoir comment tu vis sans l’amie de tes matinées, de tes siestes, de tes nuits. Tu es maintenant notre petite-vieille-dame-chat-fille qui pourtant reste toujours notre bébé Cannelle. Peut-il en être autrement, puisque pendant plus de douze ans tu auras été la plus espiègle, la plus affective, la plus délurée, la plus joueuse, la plus fine, la plus légère de nos deux filles-chats. Nous sommes heureux de t’avoir avec nous et rappelle-toi que je t’ai invité à rester très longtemps avec nous.

Bébé Cannelle, à toi aussi je promets de savoir te respecter dans ton intégrité d’animal et de ne jamais te retenir de force si tu devais à ton tour préférer nous quitter. Aujourd’hui, tu es là entre le clavier et moi, si envahissante que je dois te prendre et te déposer à terre avant que tu reviennes… Ce soir tu seras sur moi devant la télé, cette nuit contre moi sous la couette… Je sais avoir envie que cela dure des années….

 

 

3月31日

Mars 2007 en Metz l'intemporelle...

 
Mars en Metz, n’est jamais l’hiver achevé ni le printemps confirmé;
Nous y vivons obligés car contraints le corps en hiver et la tête en été.
 
Mars se vêt discrètement d’une lumière rarement racoleuse à Metz ;
De jours plus longs et de nuits moins froides, elle se veut promesse.
 
Etranges jours qui ne dénudent jamais nos corps autant que nos esprits ;
Jours trop glacés en matinée, jours trop estivaux après nos messins midis.
 
Mars se moque, dans un calendrier de l’improbable, du changement de saison ;
Metz se rit de mars qui ne réussit plus à nous confiner dans ses maisons.
 
Chalands nous redevenons en mars par Metz la belle commerciale invités ;
Bras lourds de nos vêtements enlevés, remis, ré enlevés par nous les initiés.
 
Mars en Metz décline le temps sans jamais nous en laisser maîtres ;
Nul jamais ici ne devrait oser de cette vérité se démettre.
 
Marc / Metz Mars
(31 mars 2007)